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Les Chapelles-Bourbon
Actualité / Message

N°2 Le Prieuré Royal de Sainte Catherine du Val des Écoliers ⚜️⚜️⚜️

23 mars 2021 Par Mesnil-Forterest 2 réactions
L'Ordre du Val-des-Ecoliers.
Le 25 juillet 1214, au plus fort de la bataille de Bouvines, alors que Philippe Auguste venait d’être renversé de son cheval, les Sergents d’armes* qui gardaient le pont firent vœu de bâtir une église en l’honneur de Sainte Catherine si Dieu donnait la victoire au roi de France. Une fois acquise, ils demandèrent des subsides au roi, pour accomplir leur vœu, qui mourut avant de les soutenir. Louis VIII, son successeur, ne régna pas assez longtemps. Sans découragement, les Sergents demandèrent de l’aide au jeune Louis IX (Saint Louis) et à sa mère, la régente Blanche de Castille, qui leur donnèrent satisfaction.
* Les Sergents d’armes, ce nom regroupait deux catégories de serviteurs : les huissiers, assez proches de la fonction de chambellan, qui gardaient la chambre du roi, portaient des messages et exécutaient des arrestations ; les sergents d’armes, proprement dits, formant une véritable garde du corps du roi jour et nuit.
Deux plaques gravées après 1376, apposées à l'origine au portail de l'église du prieuré,
Voici les inscriptions qu'on lisait sur deux pierres du portail, où l'on voyait l'effigie de Saint Louis entre deux archers de sa garde.
« À la prière des sergents d'armes, monsieur sainct Loys fonda ceste église et y mist la première pierre ; et fust pour la joye de la victoire qui fust au pont de Bovines, l'an 1214. »
« Les sergents d'armes pour le temps gardoient le dit pont, et vouèrent que si Dieu leur donnoit victoire, ils fonderoient une église en l'honneur de madame Saincte Katherine ; ainsi fust-il. »
Aujourd'hui dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste de la basilique Saint-Denis, évoque la fondation du prieuré : sur une plaque, deux sergents d'armes demandent à saint Louis son aide pour ériger une église dédiée à Sainte Catherine, le roi donne sa bénédiction ; sur l'autre plaque, deux sergents d'armes font le serment d'ériger une église en l'honneur de la sainte en cas de victoire, devant un frère de l'ordre du Val-des-Ecoliers (en robe blanche et manteau noir) qui indique d'un geste l'endroit où doit être construite l'église. Sur ces deux plaques, des inscriptions rappellent les circonstances de cette fondation.
Qui était Sainte Catherine ?
Vierge et martyre (IVe siècle)
Sainte Catherine est fêtée le 25 novembre de chaque année, en France et au Québec. Mais qui connaît vraiment l'histoire de cette femme hors du commun ?
Le vrai nom de Sainte Catherine était Catherine d'Alexandrie. Elle est née en 290 à Alexandrie en Égypte.
Femme très cultivée, Catherine d'Alexandrie décida après avoir rêvé de Jésus Christ, de lui consacrer sa vie, et se considéra comme sa fiancée.
Catherine tenta de convertir l'empereur Maximien au christianisme.
Mais l'empereur, sachant Catherine très savante, décida de la mettre à l'épreuve face à cinquante savants. Son intelligence permis de convaincre et de convertir les 50 savants.
Fou de colère, l'empereur Maximien fit exécuter tous les savants.
Mais séduit par le savoir et l'intelligence de Catherine, l'empereur lui proposa le mariage.
Catherine refusa son offre.
Humilié, Maximien fit torturer Catherine à l'aide d'une roue constituée de pointes acérées.
Mais par miracle, les pointes se brisèrent au contact de la peau de Catherine. L'empereur fit alors décapiter Catherine Alexandrie.
Sainte Catherine mourut ainsi vierge et très savante.
Son tombeau est encore situé au monastère orthodoxe de Sainte Catherine du Sinaï. Un important monastère au pied du Mont Sinaï dans la péninsule égyptienne.
La relique de Sainte Catherine est gardée par l'Ordre des Chevaliers de Sainte-Catherine du Sinaï.
Le futur prieuré est confié à l'ordre des chanoines réguliers du Val-des-Ecoliers qui souhaitait s'implanter dans la capitale. Au tout début du 13ème siècle, quatre docteurs en théologie s’étaient retirés dans une vallée désertique près de Chaumont-en-Bassigny (Haute-Marne) où ils fondèrent, avec des écoliers (étudiants) venus les rejoindre, un monastère sous l’invocation de sainte Catherine. Ils reçurent en donation la vallée qu’ils habitaient, d’où leur nom. Ils suivaient la règle de saint Augustin.
Selon la légende de l'ordre, cette congrégation aurait été fondée en 1201 par quatre Maîtres en Théologie de l'Université de Paris, Guillaume l'Anglais (peut-être était-il d'origine anglaise comme 38% des maîtres de l'Université de Paris, d'après J. Baldwin), Richard de Narcy, Evrard et Manassès : après une vision, ils auraient décidé de se retirer dans la solitude ; ils s'installent alors dans le sud de la Champagne où ils fondent un monastère. En 1219, le pape approuve la règle de l'ordre.
Pour la création du prieuré parisien, un champ d'une superficie d'un hectare situé à l'extérieur de l'enceinte de Philippe Auguste, est donné par le bourgeois Nicolas Giboin en 1228, et agrandi par les 5 hectares du champ voisin offerts par Pierre de Braine, bourgeois de Paris.
La construction du prieuré commence en 1229 grâce à des dons de la reine-mère Blanche de Castille, de clercs (l'évêque du Mans, l'archevêque de Reims) et surtout des Templiers implantés non loin, qui financent la plus grande partie des locaux.
La première pierre de l’église fut posée en 1229. En vue d’assurer les offices, une fois l’édifice construit, on fit venir des religieux de Troyes de la congrégation des chanoines réguliers du Val des Ecoliers qui désiraient avoir un établissement à Paris pour suivre les cours de l’Université. En fait, l’intercession des Templiers, alors bien en Cour (gardien du trésor royal et aumônier du roi) participa pour beaucoup à attirer l’attention du roi sur ces religieux.
Le prieuré bénéficie de la protection (surtout des dons) des rois de France, notamment de Saint Louis, et de la famille royale. Saint Louis se rend à Sainte-Catherine. Il demande aux Ecoliers une messe annuelle à la Sainte-Chapelle, et les rémunère pour cela. Dans son testament, il laisse au prieuré 40 livres, soit autant qu'aux Cordeliers et Jacobins de Paris. Le roi Philippe III poursuit les dons au prieuré. Durant une cinquantaine d'années, à la fin du XIIIe et au début du XIVe siècles, la charge d'aumônier de la reine est assurée par un membre de l'ordre. Quelques sergents d'armes se font enterrer au prieuré.
Entre le XIIIe et le XVe siècle, le prieuré achète ou se voit offrir les terrains avoisinants. On désigne cet ensemble par le terme "couture Sainte-Catherine", déformation de "culture", car ces terrains étaient souvent des terres cultivées. On peut voir sur le plan ci-contre la couture Sainte-Catherine en vert (le trait noir représente l'enceinte de Philippe-Auguste, le prieuré lui-même est figuré en rouge).
S’adonnant à l’agriculture, outre un cloître, un jardin et les bâtiments conventuels, on y trouvait aussi des bâtiments agricoles. Les terres labourables se situeraient aujourd’hui cernées par les rues de Sévigné, Turenne, du Parc-Royal, Payenne, englobant une partie de la place des Vosges jusque la rue Saint-Antoine : bref tout le cœur du Marais.
De style gothique en forme de croix latine, l’entrée principale de l’église se trouvait rue de la Couture Sainte-Catherine. A l’origine, une cour et un cimetière précédaient le portail gothique.
La vie du prieuré au Moyen Age. Le prieuré compte 45-50 membres. A titre de comparaison, les Jacobins/Dominicains et les Cordeliers/Franciscains accueillaient, eux, chacun 300 frères. Le prieuré suit la règle de saint Augustin, qui est celle des chanoines réguliers, adaptée par les Victorins (du prieuré Saint-Victor, sur la montagne Sainte-Geneviève).
Comme tous les chanoines réguliers, leur première tâche est la célébration des heures et des offices religieux tout au long de la journée. L'étude des Ecritures, la lectio divina, est la seconde occupation des frères. Les Ecoliers ont également une fonction de prédication, ce qui les rapproche des ordres mendiants. Ils prêchent surtout dans leur église du prieuré Sainte-Catherine, mais aussi ponctuellement dans d'autres églises de la capitale.
Pour assurer la vie matérielle du prieuré, les Ecoliers possèdent un vaste temporel. Ils ont peu de propriétés à Paris. L'essentiel est constitué de champs, de prés et de bois situés en région parisienne (dans la Brie à Bry-sur-Marne, Champigny, Chennevières, Champrose, l’hostel Le Mésnil qui est en faite le Ménillet (Mesnil Forterin dans les anciens titres)
D’autres domaines dans le Hurepoix, à Orsay, Launay, Mondétour, Gif-sur-Yvette, Bures, Villejust, Frétel et Séquigny ; dans l'Essone).
Ce dernier se développe et possède jusqu'à 30 prieurés
Le 23 février 1377 Hugues Aubriot prévôt de Paris assiste pour le Roi Charles V l’achat de la seigneurie du Mesnil Forterin pour la coquette somme de 500 Francs Or.
(Pour info) Premier franc de l’histoire de France ; il comptait pour 1 livre tournoi.
Une vente au roi Charles V... mais pour qu’aussitôt, et dans le même acte notarié, le roi s’en dessaisisse et remette le Mesnil Forterin et toutes ses dépendances dans les mains des religieux du Prieuré de Sainte Catherine du Val des Écoliers, qui étaient sans aucun doute dès le début les véritables destinataires de la vente.
Cette importante somme, comment a-t-elle été payée ? Les frères comme le roi participent tous à son paiement ; le roi, par l’intermédiaire de maître Hugues Boileau, son sous-aumônier et trésorier de la Sainte Chapelle ; le Prieuré, par les mains de frère Roland Bellue. Nul doute que la part royale devra être remboursée d’une manière ou d’une autre, sans oublier le droit d’amortissement que le roi est en mesure d’exiger des frères puisque son fief devient ce jour un bien dit de main morte ; les religieux ne perdront pas de temps pour se mettre en règle avec le roi et disposer sans frein de leur nouveau bien : dès 1380 la chancellerie de Charles V délivrera au Prieuré un titre certifiant que le Mesnil Forterin est d’ores et déjà amorti.
Quand au moyen de financement de ces dépenses, le Prieuré les a trouvés dans les legs pieux importants faits peu de temps auparavant par Jehan de Montigny, de son vivant écuyer et premier échanson du roi (il goûtait ce que buvait le roi pour éviter les empoisonnements.)
Hugues Aubriot construira le pont Saint Michel et posa la 1ère pierre de la Bastille où il sera enfermé après la mort de son protecteur Charles V, il ordonne le déplacement de la porte Saint-Antoine sur le flanc du nouvel édifice. A la vérité, un passage demeure sous la Bastille, entre la ville et la campagne, mais il est tenu secret. En mai 1418, le jeune Charles VII l’empruntera pour fuir Paris occupé par les Bourguignons et rencontre son destin en la personne d’une Pucelle.
Le prévôt de Paris est l’officier royal placé à la tête du Châtelet. Il est chargé de représenter le roi dans la ville, vicomté et prévôté de Paris. À partir du XVIe siècle, la charge du prévôt est partagée entre le lieutenant civil, le lieutenant criminel et le lieutenant de police. La charge de prévôt de Paris subsiste cependant jusqu’en 1792.
Fermons cette parenthèse en évoquant succinctement la fin de son histoire en Avignon près du pape Clément VII, après s’être fait libéré par les Maillotins....
Sainte Catherine du Val des Écoliers n’est pas le plus connu des monastères parisiens. Pourtant il fut à la tête d’un ordre canonial qui comporta trente maisons, Sainte-Catherine du Val-des-Ecoliers, ou de la Couture, étant le plus célèbre pour avoir été, pendant deux siècles, étroitement lié à la vie de la Cour et de l’Université.
Par sa fréquentation des principaux acteurs politiques, son histoire est imbriquée dans la plupart des grands évènements de l’histoire : fin de la guerre de Cent Ans, redressement du pouvoir royal et le début des guerres de religion. Ces marches reçurent les dépouilles d’Etienne Marcel et des deux maréchaux qui s'interposèrent entre lui et le futur Charles V.
 
Mais pas seulement. Il fut également au cœur de la transformation radicale du quartier du Marais. Et pour une fois, il ne disparut pas victime de la Révolution.  
Les Ecoliers jouent un rôle non négligeable dans la vie intellectuelle parisienne de la seconde moitié du XIIIe siècle et du début du XIVe siècles. Si jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les frères restent à l'écart de l'Université, en 1259 est mentionnée la présence rive gauche d'un collège appartenant au Val-des-Ecoliers et d'une chaire en théologie détenue par un maître appartenant à l'ordre qui est donc parfaitement intégré à l'Université. Si le collège de la rive gauche devait être ouvert aux étudiants laïcs, le studium du prieuré Sainte-Catherine, lui, mentionné à partir de 1274, accueille les frères de l'ordre qui souhaitent recevoir un enseignement en théologie (les arts libéraux sont enseignés à partir du XVe siècle). Le prieuré est pour cette raison doté d'une bibliothèque de 300 volumes en 1288, ce qui est important pour l'époque : la bibliothèque du collège de la Sorbonne en compte plus de 1000, mais celle du Chapitre de Notre-Dame seulement 120. Les maîtres en théologie qui enseignent au studium sont réputés. Mais un déclin s'amorce après 1320 : le stûdium ne peut plus accueillir que 12 frères, et le prieuré ne fournit plus guère de grands maîtres.
Les successeurs de Louis IX continuèrent à se montrer de généreux donateurs et à leur obtenir des privilèges.
Les Sergents d’armes y eurent leur confrérie de 1365 à 1446, sachant que leur vie durant ils devaient une contribution annuelle et avaient obligation de faire un legs par testament.
 
Avec l’arrivée de Charles V, qui acheta plusieurs propriétés dans le voisinage du monastère, des personnalités d’importance suivirent : le prévôt de Paris, (Hugues Aubriot) des chanceliers, etc. Ils furent les bâtisseurs de superbes hôtels qui attirèrent autant de grandes personnalités politiques et militaires mais aussi de riches marchands ou artisans qui participèrent à la magnificence du Marais au cours des siècles.
Pendant les 14ème et 15ème siècles, Sainte-Catherine profita ainsi de la présence du roi, de la Cour et des parlementaires. Les religieux fréquentaient les Grands qui avaient envahi le Marais faisant la fortune du prieuré par les redevances que lui devaient les hôtels et par les générosités à son égard qui se multipliaient grâce aux fondations de chapelles, messes, anniversaires, legs et aumônes.
 
Plusieurs Ecoliers furent aumôniers de rois prenant la place laissée libre après la chute des Templiers.  On ne sait quel rôle ils jouèrent dans la disparition du Temple. A la lecture de certains documents, ils semblaient approuver la politique royale. Sans qu’on en connaisse les raisons précises, ils perdirent cette charge d'aumônier vers 1320  avant qu’un d’entre eux, Jean de Nervet,  ne devienne l’un des confesseurs de Louis XI.
 
En 1545, il fut décidé de lotir les terrains non bâtis pour répondre à la diminution des revenus du prieuré. L’opération se révéla d’autant plus rentable que les prix du quartier flambaient. Cette opération immobilière, l’une des premières de Paris, contribua à renforcer l’aspect aristocratique du Marais attirant toute une population de robins et de financiers qui construisirent de magnifiques hôtels conférant bientôt au quartier son aspect aristocratique.
Après le concordat de 1516, le monastère fut pourvu d’un prieur commanditaire tandis que l’administration restait aux mains d’un prieur claustral. Néanmoins, à la faveur des troubles du royaume (guerres de Religion) les religieux tentèrent à deux reprises (1565 et 1593) de reprendre leur droit d’élection et nommèrent eux-mêmes leur prieur. Mais en 1594, ils furent définitivement déboutés de leur prétention.
Le nouvel état de choses n’était guère de nature à contribuer au rétablissement de la discipline qui, depuis le milieu du 14ème siècle, s’était singulièrement relâchée.
Au début du 17ème siècle le désordre était si notoire que d’autres congrégations se proposèrent de prendre la place. Cette décadence signa la fin du Val-des-Ecoliers, tel qu'il était connu.).
Le lotissement de la couture Sainte-Catherine au XVIe siècle. En 1545, le prieuré qui connaissait des difficultés financières décida de vendre les terrains de la couture Sainte-Catherine, représentant une surface de plus de 3 hectares. Ces terres qui s'étendaient essentiellement entre la rue du Parc-Royal au nord, la rue des Francs-Bourgeois au sud, la rue Elzévir à l'ouest et la rue de Sévigné à l'est, furent divisées en 59 parcelles (de 15m sur 30m environ), et un réseau de rues orthogonales fut tracé : il s'agit des actuelles rue Elzevir, rue de Sévigné, rue Payenne, rue Pavée, rue du Parc-Royal, rue des Francs-Bourgeois. L'acheteur d'un lot devait construire dans un délai de trois ans. Certains acquéreurs achetèrent plusieurs parcelles contigües, ce qui permettait d'avoir une parcelle allant d'une rue à l'autre. En 1549, le prieuré lotit de nouveaux terrains situés cette fois plus à l'est, entre la rue de Sévigné et la rue de Turenne. Hormis le tracé des rues, il subsiste aujourd'hui de ce lotissement de la couture Sainte-Catherine sept hôtels particuliers entre cour et jardin : l'hôtel Carnavalet, l'hôtel d'Angoulême, l'hôtel de Savourny, l'hôtel de Donon, l'hôtel de Marle, l'hôtel de Chatillon, l'hôtel d'Albret qui datent du XVIe siècle (remaniés aux XVIIe et XVIIIe s.). Cette opération contribua très largement au développement du Marais à la Renaissance.
La construction du marché à la fin du XVIIIe siècle. Au milieu du XVIIIe siècle, le prieuré Sainte-Catherine du Val-des-Ecoliers était délabré. C'est pourquoi en 1767 Louis XV décida de le transférer à l'ancien maison des Jésuites (rue Saint-Antoine) dont l'ordre venait d'être dissout. Le prieuré fut rasé, on décida d'édifier à son emplacement un marché couvert (qui se tenait jusque là en plein air rue Saint-Antoine). La Couronne confia le projet à un particulier, Jacques-François Marchand du Colombier, avocat au Parlement et ancien conseiller du roi, qui avait acheté aux enchères les terrains de l'ancien prieuré. En échange des frais occasionnés par la construction du marché, on l'autorisa à bâtir des immeubles de rapport sur la place. En 1783, le plan définitif de l'architecte Jean-Charles Caron fut adopté par lettres patentes. Cinq rues furent percées pour desservir le marché : la rue d'Ormesson (du nom du Contrôleur-général des Finances) et la rue de Jarente (du nom du prieur de Sainte-Catherine) étaient parallèles à la rue Saint-Antoine ; la rue Marchand du Colombier (du nom du propriétaire) se poursuivant par la rue Caron (du nom de l'architecte), et la rue Necker (du nom du Secrétaire d'Etat aux Finances) étaient perpendiculaires à la rues Saint-Antoine et parallèles à la rue de Turenne. Sur la place, deux halles couvertes abritaient d'un côté les boulangers, de l'autre les fruits et légumes. Les boucheries se trouvaient au rez-de-chaussée des immeubles situés entre la place et la rue Necker. La poissonnerie se trouvait dans l'impasse de la Poisonnerie, au bout de la rue Necker, et était pourvue d'une fontaine (alimentée seulement au début du XIXe siècle). Sur la place ainsi que rue Necker et sur une portion de la rue de Jarente (n°1-7), une portion de la rue Caron (n°2-10 et n°5-9), sur une portion de la rue d'Ormesson (n°2-8 et n°5-11), sur une portion de la rue de Turenne (n°5-17), des immeubles de rapport très minimalistes furent construits entre 1783 et 1789. Malgré la faillite de Marchand du Colombier, le chantier fut repris et le marché fut inauguré en 1789. Ce dernier ne disparut qu'en 1939 (ci-dessus à droite : photo d'Eugène Atget, prise depuis la rue d'Ormesson vers le nord, 1906).
La vieille Seigneurie du Mesnil Forterin restera liée sur plusieurs siècles au Prieuré Royal de Sainte Catherine du Val des Écoliers ce qui m’impose a une profonde méditation sur son histoire et au plus grand respect à sa restauration !!! @JLT
Sources ANF et Internet
Recherches Nicolas Rubisiak historien des châteaux
Photos internet et propriétaire @JLT
Mesnil-Forterest

L'auteur Mesnil-Forterest est l'auteur de ce message sur Les Chapelles-Bourbon (Seine-et-Marne) publié le mardi 23 mars 2021 à 14h38.

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Les commentaires (2)

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01 avril 2026 15h41

Sainte Catherine d'Alexandrie ✝️
Selon la tradition, Catherine était une jeune noble d'Alexandrie en Égypte, réputée pour sa beauté et son haut niveau d'éducation. Son nom dérive du grec katharós, qui signifie "pure".
Elle vécut en Egypte au IVe siècle et fut martyrisée pour s'être opposée aux persécutions et aux impositions de l'empereur Maxence.
Elle est la patronne des orateurs, des philosophes, des notaires, des tailleurs, des couturières, des fileuses, des nourrices et des mères nourricières, en référence au lait qui aurait coulé lors de sa décapitation.
Elle est associée à d'autres saints, puisqu'elle est considérée comme l'une des quatorze saintes aides et l'une des quatre vierges capitales, avec sainte Barbara, sainte Dorothée et sainte Marguerite.
La diffusion de son culte remonte au IXe siècle, lorsque des anges auraient transporté son corps sur le mont Sinaï. Sa fête est célébrée le 25 novembre.
La sainte est représentée comme une jeune femme noble, couronnée et richement vêtue. Elle apparaîtra quasiment toujours avec ces signes tels que la roue aux pointes acérées qui a été l'instrument de son martyre ; elle tiendra également d’une main une palme ou un livre qui représente son intelligence par l’instruction et l'épée avec laquelle elle a été décapitée.
L’empereur Maxence, qu'elle a refusé d'épouser parce qu'elle était dévouée au Christ, apparaît très souvent à ses pieds sur des statues en bronze, en bois, en terre cuite ou en pierre comme piétiné, symbolisant le fait que ses croyances païennes et coercitives n'ont pas prévalu sur sa foi.
L'un des éléments clés est son vêtement rouge, qui symbolise le sang (le martyre) versé par le Christ, ainsi que la couleur associée à la hiérarchie et à la tradition ecclésiastiques. Le rouge écarlate, caractéristique des cardinaux, symbolise la défense et l'engagement envers l'Eglise, jusqu'à l'effusion de son propre sang.
Contrairement au noir ou au violet utilisés pour le deuil dans la majeure partie de l'Église, le rouge est la couleur traditionnelle des funérailles papales au Vatican, symbolisant le sang du martyre et l'espoir de la résurrection. En résumé, le rouge ne représente pas le chagrin, mais la force, l'amour sacrificiel et le don de sa vie, que ce soit par le martyre ou par le feu de l'Esprit Saint.
Le château du Ménillet en brie boisée retrouvera cette couleur pourpre papale sur toutes ses boiseries extérieures. "hasard ou coïncidence ???"
Ancien domaine du prieuré royal de Sainte Catherine du val des écoliers à Paris. ⚜️
Recherches internet et informations recueillies dans les ventes aux enchères Européennes sur des objets représentants Sainte Catherine d’Alexandrie. @JLT

10 nov. 2023 23h31

Emplacement exact où se trouve la dépouille de Sainte Catherine d’Alexandrie.
Monastère de Sainte Catherine.
Adresse: Entrance Dir Sainte Catherine Street
Sainte Catherine Sinaï du sud Egypte. Afrique du Nord/Est
Coordonnées GPS : 28,55597° N et 33, 97620° E
Informations internet @JLT

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