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Les Voivres
Photo / Vie locale
12 oct. 2014 Par jeannot88 Réagir
ID: 20299
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Article de Presse

Traduction personnelle (les termes entre-parenthèses ont été ajoutés par le traducteur pour une meilleure compréhension) :

- ARTICLE PRINCIPAL
Samedi/Dimanche 22/23 novembre 1997 Triberg
Himmler se cachait dans les tunnels du Triberg
De la fin de l’année 1944 à janvier 1945, la redoutable autorité nazie se terrait à l'intérieur d'un train spécial dans la région.
Par notre collaborateur Karl Volk.
Triberg. De l’automne 1944 à janvier 1945, Heinrich Himmler se déplaça à plusieurs reprises à Triberg. A ce sujet, Karl Volk fait part dans le journal "l'Ortenau" (situé sur la rive orientale du Rhin, face à la ville française de Strasbourg, l'arrondissement de l'Ortenau comprend une partie de la plaine du Rhin supérieur et du nord de la Forêt-Noire) d'une recherche de la "Société d’Histoire du Mittelbaden". Sur le séjour du, autrefois, Ministre de l’Intérieur du Reich et Commandant en chef de la SS n’existent, en effet, que peu d’archives.
On ne trouve pas la moindre preuve de la présence d’Himmler dans les actes de la mairie de la ville de Triberg. A propos de ce thème, seuls quelques actes sont conservés dans les archives d’Etat – archives militaires – à Fribourg.
Il n’y avait probablement pas de cachette plus sûre dans l’ensemble du Reich, pour un éminent membre du parti national-socialiste, qu’un train à la gare de Triberg. L’étroite vallée de la Gutach, les hautes parois rocheuses à la gare et la forêt, rendaient, en l’état de la technique de l’aviation adverse d’alors, pratiquement impossible d’atteindre un tel objectif.
A côté des données topographiques, les tunnels formaient, à proximité du haut et du bas de la gare le Petit et le Grand Triberger Kehr – et le Grand Grosshaldetunnel, le deuxième facteur de sécurité. Ils pouvaient être rejoints dans un laps de temps très court.
La règle était que, pour se protéger des attaques aériennes, le train, conduise au Grosshaldetunnel (326.72 m) mais il fut aussi aperçu dans le Grand Kehrtunnel (835.01m), le Petit Kerhtunnel (91.93 m) était trop petit, le Grosshaldetunnel aussi. La locomotive arrière était à l’air libre. La circulation des trains se pratiquait sur une voie unique, les trains devaient, comme on disait dans le jargon, « rouler à contresens ». Il était impossible aux chasseurs bombardiers de précéder l’alerte aérienne, si bien que le jeu du chat et de la souris se terminait toujours en faveur du train. Il est bien évident aussi que le personnage le plus important après Hitler fut prévenu par l’Observation aérienne d’avions ennemis avant que les sirènes d’alarme pour le public (les habitants) ne soient réellement déclenchées. Le fait que l’espionnage des Alliés ait très rapidement repéré le refuge d’Himmler et qu’il ait essayé de l’éliminer, ne fait aucun doute parmi la population de Triberg.
La sécurité d’Himmler provenait aussi du fait que Triberg était une ville- hôpital et qu’ainsi, selon le droit international, ne devait pas être bombardée. Des hôpitaux (postes) étaient installés au "Lowen", à l’"Adler", au "Sonne" et, un temps, au "Schwarzwaldhôtel".
Finalement, Himmler changeait fréquemment d’endroit. Il se tint sur les hauteurs de Sainte-Catherine dans le Hescheck, qui offrit aussi un abri, début 1945, au Gauleiter (Gouverneur) du Pays de Bade, Robert Wagner. Il utilisa un des bunkers sur la ligne Alexandre en Forêt-Noire du Nord, son train fut aussi vu dans le tunnel d’Hattingen dans les environs d’Immendigen, à Gaggenau en janvier 1945. Là-bas, un habitant de Triberg a vu le train spécial d’Himmler et celui de son escorte.
Pour Noël 1944, Himmler ne se trouvait pas à Triberg. Poursuivre le déroulement de la guerre consiste à savoir que les nouvelles de la progression du front en Alsace lui arrivèrent à Triberg et qu’il a du se faire des soucis concernant l’armement des Volksturm (milice populaire allemande). La décision « qu’une arme pour le peuple, à partir de matériau de moindre coût », devait être produite, pourrait avoir été prise à Triberg. Il est sûr que de telles armes ont été distribuées en février 1945. Elles n’avaient pas de bretelles (de transport) et la crosse était grossière.
Il est absolument certain que c’est depuis Triberg que la tentative d’entrer en négociations avec le Vice-Président de la Croix Rouge suédoise, Folke Bernadotte, a été entreprise.
La date de l’arrivée d’Himmler à Triberg n’est plus exactement à tirer au clair. On peut la fixer assez tardive. Peu avant novembre 1944. D’après le souvenir d’un informateur, il faisait froid mais il n’y avait pas encore de neige. Les dates suivantes apparaissent les plus fiables : un autre informateur qui habitait autrefois dans les environs immédiats de la gare indique nettement, qu’avant le 1er octobre 1944, soit avant sa convocation (de l’informateur), Himmler ne pouvait pas encore avoir été à Triberg.
A la gare où il venait souvent, aucun changement n’était perceptible. Et quand il revint pour un jour, le 10 février, il n’y avait à nouveau plus rien à remarquer de lui et de son équipe. Mais un, ainsi nommé Do-Werfer (lanceur de roquettes), aurait été en batterie dans le jardin près de la Gutach, au-dessus de l’entreprise Trankle, ressemblant à une sorte d’orgue de Staline réduit, sur un affût à deux roues de 12 tubes avec deux emplacements de six projectiles chacun.
- LÉGENDE (du paysage photographié)
Le « Moulin d’Himmler ». Le moulin d’Aldenhof servit d’habitation et de chambre à Himmler. Il s'élevait à l'entrée d'où se trouve aujourd'hui la décharge dépolluée. Le terrain était sur le territoire de Schonach. Le bâtiment fut installé en toute hâte relativement confortablement. Le sol fut recouvert et des étagères furent montées alors qu’Himmler habitait déjà là-bas. Le moulin resta alors encore gardé un long moment après son départ pour donner l’apparence qu’Himmler se trouvait encore à Triberg après janvier 1945.
- BIOGRAPHIE (simplifiée)
Heinrich Himmler est né en 1900. En 1917, il se porta volontaire pour l’Armée mais il était trop fragile pour un engagement sur le Front. Plein d’ardeur, il se dépêcha d’aller à Munich lorsque des troubles éclatèrent là-bas, à l’automne 1923. Il participa au putsch d’Hitler comme porte-drapeau d’un Corps franc. Dans la période de chômage qui suivit, il se joignit à Gregor Schlosser (1892-1934, il incarna l'aile gauche du parti nazi allemand) et se tourna peu après vers Hitler. Celui-ci nomma d’abord le jeune homme docile, suppléant du chef de la propagande. En 1929, il lui donna le commandement des 280 membres que comptait sa Garde, la SS (Schutzstaffel = Escadron de protection). A la "prise de pouvoir", 52 000 hommes servaient déjà sous (l’insigne de) la Tête de mort.
En 1933, Himmler utilisa sa nouvelle fonction de Président de la Police de Munich pour créer la Police politique de Bavière. Dans les années 1933/34, il se fit nommer Commandeur de la Police politique dans la plupart des Länder (Régions).
Le 20 avril 1934, Goering (alors Ministre de l’Intérieur pour la Prusse) lui confia aussi la Police secrète prussienne.
La SS devint indépendante de la SA (Sturmabteilung = Section d’assaut), prit le contrôle des camps de concentration et Himmler put entreprendre plus avant la constitution d’une propre troupe de combat, dénommée plus tard la Waffen-SS.
Le 17 juin 1936, il devint le Chef de toute la police allemande qu’il fit fusionner avec la SS.
Dans les régions envahies de l’Est, Himmler put prendre en main, en tant que "Commissaire du Reich pour la consolidation de la mobilisation du peuple allemand", l’expulsion et la politique de colonisation. Plus de 30 millions d’Untermenschen (sous-hommes) de l’Est devaient, selon son plan, être chassés ou liquidés.
En "soldat" obéissant, il mit à disposition sa SS pour l’éradication des Juifs européens.
En outre, il fit en sorte, presque selon un intérêt pervers pour les questions médicales, d’abuser de sa puissance pour livrer des hommes comme "objets" d’expériences.
Le 24 août 1943, il fut nommé Ministre de l’Intérieur du Reich (= Nation, dans ce contexte). Presque en même temps, "le fidèle Heinrich", commença à trahir son "Führer". Il toléra que Schellenberg, son chef de l’Abwehr (la Défense), lie des négociations avec des pays étrangers.
Le 20 juillet 1944, il ne fut, non seulement plus soupçonné de traîtrise, mais il reçu, au contraire, en tant que commandant de l’Armée de réserve, le commandement de toutes les troupes non engagées sur le front. Il fonda les "Volksgrenadierdivisionen" (Division d’Infanterie du peuple) et organisa la "Volkssturm" (la Milice populaire).
Himmler fut fait prisonnier en uniforme d’adjudant des Postes britanniques et se suicida.

jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de cette photo de Les Voivres (Vosges) publiée dans la catégorie Vie locale.

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