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Les Voivres
Actualité / Message

La bêtise (pour être poli) est incommensurable

16 janv. 2021 Par jeannot88 2 réactions
(La buvette de l’Assemblée nationale, un lieu interdit à toute personne non élue. Ici, en 2010. © Baptiste Giroudon)
Faut-il qu’il s’en tienne une couche le Délégué général de LREM pour oser se permettre (13 janvier), sans doute péniblement (vu le degré de réflexion) une formule choc mûrie de toute évidence pour faire le buzz : « contrer l’effet apéro ».
C’est réussi ! En fait, c’est l’effet inverse qui est obtenu. Avec un tel abruti (çà rime avec son nom) l’objectif de « confiance » et de « cohésion » du Pays tout entier se trouve encore un peu plus laminé et n’est pas près de se concrétiser. Cet imbécile de représentant de la Nation, victime sans doute de ses propres agissements à la buvette de l’Assemblée Nationale, démontre une fois de plus (comme s’il en était besoin par les temps qui courent), le mépris des élites dirigeantes à l’égard de la population.
► Dans un premier temps, je veux, à ce sujet et à l’appui de mon message, afficher ce texte du "Figaro" :
[ Contrer l’effet apéro: une formule révélatrice de la déconnexion dramatique des élites au pouvoir»
Par lefigaro.fr
GAROVOX/TRIBUNE - Pour justifier la décision du gouvernement d’imposer un nouveau couvre-feu sur l’ensemble du territoire à 18 heures, le délégué général de LREM Stanislas Guerini a utilisé une formule destinée à marquer les esprits : « contrer l’effet apéro ». Pour Maxime Tandonnet, cette expression s’inscrit dans une longue lignée de formules méprisantes de la classe dirigeante à l’égard des Français.
Fin observateur de la vie politique française et contributeur régulier du FigaroVox, Maxime Tandonnet a notamment publié André Tardieu. L’incompris (Perrin, 2019).
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Pour expliquer la décision gouvernementale d’imposer un nouveau couvre-feu général à 18 heures, l’un des principaux leaders de l’équipe dirigeante et de la majorité a utilisé une formule destinée à marquer les esprits : il faut éviter « l’effet apéro ». Il voulait dire par là que l’objectif de cette mesure était d’empêcher les réunions amicales ou familiales autour d’un verre ou d’un repas susceptible de propager le virus. Cette déclaration a atteint une partie de son but : elle suscite le « buzz », provoque, à droite comme à gauche, une avalanche de réactions.
Mais par-delà le bruit médiatique et celui des réseaux sociaux, cette expression est riche de significations. Elle en dit long sur la fracture démocratique ou le fossé d’incompréhension qui sépare les élites dirigeantes de la population de ce pays. Elle souligne une fois de plus à quel point le mépris des gens est au centre de l’idéologie dominante, celle qui sous-tend le discours et l’action politique depuis une dizaine d’années.
Les paroles ou les gestes, issus de la même inspiration, manifestant le dédain de la nation dans ses profondeurs, s’accumulent au fil du temps. Nous avons eu les sans dents, les Gaulois réfractaires, les fainéants, ceux qui ne sont rien, ne peuvent même pas se payer un costume, n’ont qu’à traverser la rue pour trouver un emploi, fument des clopes et roulent au diesel. Et voici désormais les addicts à l’apéro quotidien. La crise des gilets jaunes comme le mouvement social, la poussée de l’abstentionnisme comme du vote antisystème (de droite ou de gauche), ne serviront donc jamais de leçon…
La formule de « l’effet apéro » suggère une véritable méconnaissance de la vie quotidienne des Français, en particulier des entrepreneurs, des salariés, des étudiants, qui sont aussi, bien souvent, des mères et des pères de familles. Elle est sans doute représentative de l’image que les élites au pouvoir, dans leur ensemble, se font de la population de ce pays et fondent leur discours et leur action. Qu’imaginent-elles, à en juger par ce cliché ? Elles imaginent les Français à 18 heures, en semaine, à la sortie du bureau ou de l’usine, se précipitant comme un seul homme devant le verre de pastis, un demi de bière, un ballon de rouge, les cacahouètes et les biscuits salés.
Or, cette image quelque peu triviale est sans le moindre rapport avec la réalité de la vie quotidienne, loin des dorures des palais de la république et des véhicules de fonction. Que font les « sans dents » à 18 heures, en semaine, à la sortie du boulot, dans l’immense majorité des cas ? Les courses pour le dîner, les devoirs des enfants, les visites chez le dentiste ou le médecin, les démarches à la poste ou à la banque ou sur Internet. De fait, le quinquagénaire slogan, « métro/boulot/dodo », n’a pas vieilli d’une ride.
L’effet apéro, lui, n’existe évidemment pas. Cependant, l’utilisation de cette formule est préoccupante dans la mesure où elle manifeste une déconnexion de la classe dirigeante qui est à la source d’un immense malentendu avec le pays. La protection de la population envers l’épidémie du covid19 est bien entendu un devoir essentiel de l’État.
La mission, oh combien difficile ! de tout gouvernement est de la concilier avec d’autres impératifs tout aussi fondamentaux et vitaux : la préservation des libertés publiques, de la vie des commerces, des grands équilibres de l’économie française, de l’éducation et de la formation des scolaires et des étudiants, de la santé mentale des personnes.
La mesquinerie bureaucratique, le chantage à la sanction collective et la répression ne permettront jamais d’atteindre cet équilibre complexe. Rien n’est possible sans la confiance d’une nation en ses dirigeants, seule de nature à façonner en profondeur les comportements quotidiens et faciliter l’acceptation du vaccin.
Ce n’est pas avec des formules triviales comme celle de « l’effet apéro » que les dirigeants politiques regagneront cette confiance qui est la clé de la sortie de crise. ]
► En second lieu, je veux avoir une pensée (vois Image 2) où "infusent" tristesse (la mort d'un homme) et colère (compte tenu du contexte) et je me demande comment la nullissime formule « contrer l'effet apéro » du tout autant nullissime Député peut être ressentie à Vagney où Rudy Noël, le patron de "L'Estaminet", vient - malheureusement - de trouver, ce mardi 12 janvier, SA solution aux effets tragiques de la pandémie : https://youtu.be/TD7r9TqBwMA
Peut-être - et même sûrement - que ce "godillot" de Guérini (à qui je recommande volontiers la formidable tirade d'Arditi dans "Quelque chose a changé" https://youtu.be/UkQtdmEI93I et je suis sûr que Rudy, homme de spectacle, apprécierait) aurait mieux fait, au lieu de se laisser aller à une formule inappropriée, de s'interroger intelligemment (mais à l'impossible nul n'est tenu) sur la manière de "contrer l'effet suicidaire" du virus et des mesures prises alternant confinement et couvre-feu sur les étudiants, restaurateurs, gens du spectacle, l'événementiel et autres démoralisés au possible (et c'est peu dire) en raison de la pandémie et de la "valse-hésitation" coupable d'un Gouvernement qu'il soutient... y compris dans ses contradictions.
Heureusement, si je puis écrire, « L'expression utilisée par le marcheur n'a toutefois pas fait l'unanimité ». Son collègue député LREM Hugues Renson a évoqué, sur Twitter, une expression « inutilement caricaturale, et si éloignée de la réalité ». « Depuis le début de l'épidémie, les Français se montrent exemplaires dans le respect des règles et dans leurs comportements », a-t-il affirmé, le sortant un peu du mauvais pas dans lequel il s'est fourvoyé.
Devant la douleur et la grande dignité de la famille, on ne peut que s'incliner, lui présenter de sincères condoléances et lui souhaiter beaucoup de courage. Comme paru dans l'avis de décès : « The show must go on… ».
(mis à jour le 20-01-2021)
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le samedi 16 janvier 2021 à 10h29.

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Les commentaires (2)

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20 janv. 2021 19h15

Les cons gouvernent. C'est normal, ils sont les seuls à tout oser.

16 janv. 2021 17h15
Evelyne, de Esprels (70)

Le commentaire sur mon blog appelle à une visite sur le votre. Avec ou sans accent circonflexe ? Je ne sais plus et n'ai pas envie daller chercher. J'entendais hier qu'il était devenu bien inutile d'enseigner les règles orthographiques puisque tout est désormais "en ligne" et qu'une simple recherche permettait la réponse au mot, à la conjugaison voire plus largement à tout : sciences, histoire, géo, arts et j'en passe...
Bernard ce matin publie un billet où il est question également d'enseignement en partant des restrictions nouvelles sur la pratique de l'EPS.
Au rebut les profs ! Vu comme on est critiqué et moyennement apprécié, avec si peu de considération de la part de notre ministre, il n'y aurait plus qu'à aller se prendre des pintes à toute heure. Ah non les bars sont fermés ! Suis je bête ! Hos de question de jouir d'une certaine liberté en ces temps de pandémie.
Un choco-rem et une boisson chaude, serait ce toléré puisque tuc et bière sont relégués ?
Je retourne sous ma couverture en pilou. Ça vaut mieux que s'énerver.
Bon dimanche néanmoins ... Sans abus des fois que...
Humeur...

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