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Les Voivres
Actualité / Message

Une croix sur l'Afghanistan

17 août 2021 Par jeannot88 Réagir
(illustration Pinterest)
Après la pandémie de Covid-19 que personne n’avait vu venir, peu d’entre-nous, surtout nos dirigeants « trop intelligents, trop subtils » comme disait bêtement l’ex-Président du groupe LREM de l'Assemblée nationale Gilles Legendre en décembre 2018, certes dans un autre contexte (celui des "Gilets jaunes" si injustement méprisés au départ qu’ils se sont malheureusement radicalisés pour être honteusement "LBDlisés" par la suite), voici que personne – mais que fichent les Services de Renseignement ? - n’a vu non plus venir le (très mauvais mais remarquablement préparé) coup des Talibans.
Oublions Biden dont on peut penser, face à son cynisme, ses contradictions "assumées" et à ce qu’il faut bien appeler, sans forcément céder à l’émotion, une débâcle, que « la vieillesse est un naufrage ». « America First », il serait temps de le comprendre !
Mais avec l’allocution de Macron depuis SON Fort de Brégançon où il n’en finit plus de prendre ses quartiers et visiblement du plaisir aux visioconférences, dans laquelle il s’évertue – sans doute parce qu’on l’a peu entendu sur ce sujet depuis qu’il est aux manettes – à se démarquer de cette poudrière en citant en introduction surtout l'implication de ses prédécesseurs, il y a, en effet, du souci à se faire.
D’abord pour le Pays lui-même abandonné dans une pitoyable fuite par son plus haut dirigeant Ashraf Ghani, « victime du déni de réalité » dit-on mais aussi quelque peu compromis, le livrant sans avoir lutté, si ce n’est pour ses propres intérêts, à l’obscurantisme, le fanatisme et à un probable dramatique chaos que seuls ceux qui ont vu (même très modestement) des extrémistes à l’œuvre peuvent imaginer.
On nous dit que les Talibans auraient changé. Je crains que çà ne soit comme le Nouveau Monde qu’on nous avait fait miroiter en 2017 et que ces nouveaux Talibans ressemblent furieusement (mais peut-être en pire) à ceux d’il y a 20 ans.
Ne parlons plus, c’est vraiment le cas de le dire, des jeunes filles et des femmes pour lesquelles il y a fort à parier qu’elles soient, contrairement à toutes les valeurs humaines et selon une expression à la mode pour un autre fléau : le virus qui circule « à bas bruit »… et le temps que l’on s’y fasse, de nouveau - d'abord à bas bruit donc, le temps que les Talibans s'affirment intarnationalement, puis de plus en plus ouvertement - déscolarisées et "encagées" tant moralement, physiquement que psychologiquement à travers la grille d'une burqa dite "moderne", invention imposée par les Talibans en Afghanistan dans les années 1990 et qui s'est ensuite répandue parmi les mouvements salafistes les plus radicaux.
Difficile aussi d’imaginer - et les supplications du fils du Commandant Massoud n'y feront rien - un avenir radieux pour celles et ceux qui nous ont aidés, nous les Français, quand – mais je me dois de rappeler que l’Armée française est censée obéir à l’Exécutif - on repense, par exemple, à :
- l’Indochine https://journals.openedition.org/rha/6925
et aussi Les Hmong, «nos» Harkis d'Indochine
- l’Algérie https://penserlahaine.hypotheses.org/4179
- au retrait français de l’Afghanistan en 2014 :
"Traducteurs afghans. Une trahison française"
Brice Andlauer, Quentin Müller et Pierre Thyss
La Boîte à bulles, Saint-Avertin, 2020, 118 pages, 17 euros.
« Entre 2001 et 2014, l’armée française a employé près de 800 traducteurs en Afghanistan. En se retirant, elle ne s’est guère préoccupée du sort de ces tarjuman dès lors exposés aux représailles des talibans, mais aussi des trafiquants de drogue et des membres de l’Organisation de l’État islamique (OEI). Ce récit tragique rédigé par deux journalistes spécialistes de la région revient sur cet abandon. Le malheur étant réservé aux vaincus et aux naïfs qui croyaient que l’intervention militaire occidentale changerait l’ordre des choses, nombre d’interprètes ont été assassinés ou tués dans des attentats. D’autres ont tenté la voie de l’émigration clandestine. Seuls 250 ont bénéficié de l’asile en France. Pourquoi eux et pas les autres ? Pourquoi l’ambassade de France à Kaboul a-t-elle été si peu solidaire et réactive avec les demandeurs de visa ? Cet ouvrage pose les bonnes questions, qu’éludent les autorités françaises.
Akram Belkaïd ("Le Monde Diplomatique", septembre 2020)
- et à ce qu’il adviendra nécessairement à plus ou moins long terme (l'adversaire a le temps avec lui), comme si nous n'avions rien retenu de toutes nos envies avortées de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas vraiment (fût-ce sur demande), au Sahel quand nos Armées seront obligées, d’une façon ou d’une autre et que le concept de Devoir d’Ingérence passera à la trappe, de se retirer...
(mis à jour le 18-08-2021)
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le mardi 17 août 2021 à 11h27.

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