Les parcs d'attraction

Tour de France des plus grands parcs d'attraction La suite

88240
Les Voivres
Actualité / Message

Esprit, où es-tu ?

18 oct. 2018 Par jeannot88 Réagir
En relisant cette plaque portant l’inscription "L’Esprit bois - Couveuse d’Entreprises" et témoignant de son inauguration, le 18 avril dernier, par le Président de la République, on se prendrait à imaginer que l’esprit qui pouvait ce jour-là souffler sur le Moulin des Voivres finirait enfin par « ruisseler » sur la France toute entière.
Las ! Sans parler et revenir sur l’été pourri que nos gouvernants et donc le premier d’entre-eux nous ont fait subir, il y a quand même de quoi être décontenancé par une journée telle que celle que nous venons d’avoir ce mardi, sorte de coups de billard à plusieurs bandes qui ne grandit pas une République bien malmenée : perquisition ultra-médiatisée du côté de chez Mélenchon pour laquelle on perçoit bien - malgré les dénégations des uns et des autres - l’embarras d’une Justice quelque peu "aux ordres", un remaniement aussi attendu que le Messie aux airs de « copinage malsain » augmentant encore la longueur de la table du Conseil des ministres au complet et, pour nous achever, une allocution enregistrée en clair-obscur, lugubre, impersonnelle, sonnant tellement faux, sans souffle hormis les reprises de respiration présidentielles entre chaque phrase traduisant une sorte de lassitude ou une contrariété de devoir la faire. Tout cela pour dire que rien ne change !
En effet, passées les pensées pour les victimes des inondations, les félicitations d’usage aux sauveteurs et l’allusion à la recomposition du Gouvernement sans plus d’explications, voilà que Macron nous parle, dans cette adresse à la Nation que certains prennent - à tort, puisque « ni tournant ni changement de cap » – pour un mea-culpa, de « mœurs anciennes » qu’il disait vouloir éradiquer dans une République exemplaire et transparente, de « poison de la division » et de « l’instabilité » dont il est lui-même (et ses "marcheurs") la source intarissable.
De "L'Esprit bois" il n’y a bien que la "tête de bois" d’un Président qui n’en fait précisément qu’à sa tête dans cette vaste couveuse d’entreprise(s) que devrait être la France mais qui, au contraire d'une bonne couveuse d'abord puis mère poule ensuite, ne protège (hormis ceux du cercle, du clan, de la caste, des hyper nantis pour le coup) que modérément la majorité de nos concitoyens.
Transformant habilement (croit-il)… et rapidement ses petites phrase perfides et incisives qui le caractérisent en « parler vrai » et « détermination », il oublie vite que ce n’est pas (loin s’en faut) l’ensemble de ses « chers compatriotes » qui lui a accordé sa confiance en mai 2017. Ce n’est pas avec ce qu’il a démontré jusqu’à maintenant qu’il peut se vanter d’être le Président de tous les Français dont, évidemment, ceux d'Outre-Mer, y compris ceux en compagnie de qui il se complaisait mais dont l'un d'eux a réitéré - en quelque sorte - un doigt d'honneur en se faisant pincer avec de la drogue...Mauvaise pioche pour la Com' !
Son insistance à parler d’Europe dont il vient d’ouvrir ostentatoirement la campagne des élections prochaines, me fait même craindre le pire, autrement dit, que ne voulant pas détailler l’action intense de Gouvernement d’une possible (?) « transformation en profondeur », il ne persiste (tel qu’il s’est révélé être ce soir du 24 juillet dernier par son présomptueux « qu’ils viennent me chercher » devant ses partisans pâmés d’admiration) qu’à demeurer un véritable chef de parti, clivant et va-t’en-guerre, contre les populistes ou nationalistes et qu’il en oublie son mandat d’abord de Chef de l’État français au profit du rôle (plus emblématique ?) qu’il veut endosser de porte-étendard d’une Europe en cours de "brexitisation" et d’extrémisation.
L’Europe, l’Europe, l’Europe ! Que de fois est-elle revenue dans cette allocution destinée plus à de futurs électeurs qu’à expliquer les errements des 18 mois (déjà ou seulement, c’est selon) écoulés et à panser les blessures bien réelles infligées à certaines catégories de citoyens. Plus que rassembler, Macron a, dès sa prise de fonction "pyramidale", divisé à coups d’épithètes "auto-attribuées" mais aussi imméritées les unes que les autres. De cela, il ne s’en "vante" pas (plus) et peine à le reconnaître.
Après une mise en cause, je dirais traditionnelle, de ses prédécesseurs (en oubliant qu’il a servi puis, il est vrai, trahi le dernier), crainte aussi quand il rappelle : « Changer les règles de notre retraite. » Pour nous, les retraités des « années dorées » (ce jour, je suis de tout cœur avec ceux qui manifestent) c’est fait mais pour les autres, avant de « se soumettre », il y a lieu de bien réfléchir aux conséquences, d’avance prévisibles, d’une diminution "flexible" au gré des futures élucubrations de nos dirigeants (quoiqu’ils disent) versatiles.
Oui, face à l’impatience, celui qui a attisé les blessures par des petites phrases inappropriées et insultantes, les doutes d’une politique qui ne réussit qu’aux riches et aux puissants, les peurs pour l’avenir en culpabilisant les citoyens et les colères face à l’injustice et à la conduite peu exemplaire de dirigeants imbus de leur suffisance et de leur arrogance, demande toujours plus. Plus de temps, plus d’argent (pour certains) et, au passage, plus de taxes dont, pour certaines - mais, rassurons-nous, l’Élysée et Matignon sont très imaginatifs dans ce domaine -, nous n'avons pas encore la moindre idée.
De cette allocution de circonstance, improvisée, vite expédiée, non vérifiée et qui a dû (hors "macronie"… et encore) décevoir une bonne partie de l’audimat, je retiendrai deux aspects : l’un qui mettra (peut-être, car des paroles à la concrétisation il y a loin) aux « maires premiers porteurs de la République du quotidien » du baume au cœur et je pense notamment à celui de Les Voivres, Michel Fournier dont la bataille bénéficie pourtant d’une bonne couverture médiatique (y compris dans le blog LesVoivres 88240) ; l’autre, celui, en effet répété comme une anaphore dans le discours présidentiel, de « ne pas se soumettre ».
Je n’irai pas, comme Mélenchon, "faire le coup de poing" avec la police (ou inversement) et le procureur du secteur bien trop lié au pouvoir mais je me promets bien de « ne pas me soumettre » (en tout cas singulièrement pour 2022) à la dictature du choix, au final, entre deux bulletins de vote… même (et surtout) si aucun des deux candidats ne me convient.
Vive le vote blanc et, je l'espère, sa prise en compte dans le nombre des suffrages exprimés !
(modifié le 18-10-2018)
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le jeudi 18 octobre 2018 à 13h36.

Voir ses publications Signaler

Les commentaires

Vous devez être connecté
Application Facebook

Grâce à l'application Facebook de Loomji, partagez les plus belles photos de votre commune avec vos amis sur Facebook. Voir l'application

Avec Loomji.fr, suivez le quotidien de votre commune

X Fermer

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés à vos centres d'intérêts et optimiser l'affichage du site sur votre terminal.