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Les Voivres
Actualité / Message

Macron aurait-il perdu la raison ?

29 déc. 2018 Par jeannot88 Réagir
« Le chef de l'État n'est pas [...] un citoyen comme les autres. Il est normal que les Français soient [...] assurés de sa capacité à exercer les devoirs du mandat qu'ils lui ont confié ».
La question mérite donc d’être posée car, faute de communication sur la santé présidentielle - "à l’embauche", comme depuis 20 mois - et si la France doit continuer à être gérée (entre autres et pour ne citer qu’elle) à la façon de l’affaire Benalla, il n’y a décidément rien à espérer de la nouvelle année qui va pointer son nez.
Le Président à Saint-Tropez, encore une initiative (en pleine crise sociale, si ce n’est pas du "foutage de gueule", de quoi s'agit-il alors ?) qui va lui revenir comme un boomerang dans la figure pendant que la bataille pour 2 passeports diplomatiques est engagée et que les "Gilets jaunes" n’en ont pas fini en raison de la réponse insuffisante du chef de l’État (ISF non rétabli, SMIC, demi-mesure pour la CSG éliminant de fait l’indexation des pensions de retraite, prime exceptionnelle… à la bonne volonté des patrons) et surtout de son interprétation frelatée par Gouvernement et députés unanimement (ou presque) aux ordres et quasiment toujours aussi "fiers" d’avoir semé un grand désordre dans le Pays depuis le début de leur mandature.
Un Macron en silence radio pour Benalla saison II - comme à son habitude lors de Benalla saison I, ou pendant quelques absences pour « convenances personnelles » (fin octobre 2018) par exemple ou encore au début du mouvement des "Gilets jaunes" - comme s’il fuyait les Français après les avoir (enfin pas tous et c’est bien là que la justice sociale revient au galop) copieusement enguirlandés.
De ce fait, il a entaché durablement une fonction présidentielle qu’il prétendait vouloir réhabiliter, ne méritant plus un respect - que devraient avoir pour lui ses concitoyens - perdu de par son comportement méprisant et sans beaucoup de possibilités de le regagner.
Devrait-il maintenant, après avois suscité tant d’espoir pour certains, lui tout d’abord le jeune loup financier puis traitre à son prédécesseur et mentor, irrévérencieux à l’égard des Anciens (généraux comme retraités), enorgueilli de son "hold-up" élyséen aussi inattendu que le "jaunissement" soudain d’une France en souffrance, s’étonner de l’hostilité, pour ne pas dire de la haine, qu’il a fini par susciter en ne comprenant rien aux réalités mais en vidant sans vergogne les poches des (de préférence) petites gens.
Au regard de l’action de l’Exécutif, on va finir par penser qu’effectivement, accorder notre confiance pour 5 ans à des personnages si monstrueusement déconnectés (intentionnellement ou non) des réalités, on se servirait bien de ces RIC (referendums d’initiative citoyenne) demandés à cor et à cri par les "Gilets jaunes", voire même de l’épée de Damoclès que constituerait un référendum révocatoire au constat qu’il n’y a rien à tirer de dirigeants aussi méprisants, suffisants et si ostensiblement imperméables à toute concertation. Le cadrage initial gouvernemental concernant précisément "la grande concertation nationale sur la crise des gilets jaunes", n’a d’ailleurs pas échappé à la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) : « Il est primordial de ne jamais laisser entendre que le gouvernement pilote directement ou indirectement les débats», rappelle Chantal Jouanno qui insiste aussi sur le fait qu'il s'agit bien « d'une Autorité indépendante, ce qui est un gage de rigueur et de neutralité de la démarche », et qu'un débat public ne peut être à la solde du pouvoir. Çà m'a l’air mal parti et on en reparlera sans doute...
J’avais, il y a quelque temps, proposé à "Ouest-France" (Courrier des lecteurs), un article que j’ai eu le plaisir de voir édité hier. Il précisait la position - encore modérée – des "Gilets jaunes" de la première heure concernant le consentement à l'impôt alors mis en doute par "la Macronie" pour mieux décrédibiliser leur mouvement. Ni écoutée, ni entendue évidemment par un Gouvernement insensible aux difficultés de ceux qui gagnent (ou l’ont gagnée sans devoir en être stigmatisés, culpabilisés dès lors qu’ils jouissent d’une retraite méritée mais souvent modeste) laborieusement leur vie, aux salaires nettement insuffisants, sans privilèges de "castes", privilèges qu’il conviendrait de limiter pour ne pas dire supprimer.
J’ai lu aussi l’addition de mesures dont nous serions bénéficiaires depuis l’arrivée de Macron au pouvoir et singulièrement celles proposées, suggérées, souhaitées, orientées, sous la pression par un Gouvernement "insaisissable", depuis les derniers événements. Attention aux mirages et la déception promet d’être grande !
Ce sont souvent des suspensions (carburants, contrôle technique), des gels (GAZ, EDF, pour l’hiver mais attention à la facture rétroactive), des primes ne comptant pas forcément pour la retraite (le SMIC bidouillé avec la prime d’activité, par exemple), retraite revalorisée de 0.3% (à comparer avec les 1.7% d’inflation sans que personne – ou presque - ne s’en offusque)*, peut-être aussi une sorte de ramage (moins intelligent et moins subtil)… pour un meilleur plumage (des électeurs) aux "Européennes".
Bref, l’hypocrisie ambiante continue, au grand dam des "Gilets jaunes" (sur le point de perdre l’âme initiale du mouvement en se politisant) clamant, à juste titre mais ce qui nécessiterait de prioriser les doléances, ne pas être compris par Macron. Ils persisteront donc.
►* [ Dans son département des Vosges, Michel Fournier a dénombré 88 communes ayant participé à l’action, 76 d’entre elles ayant vu leurs cahiers complétés. « Les doléances proviennent principalement de retraités qui soutiennent le mouvement sans aller eux-mêmes bloquer ou manifester », a observé le maire des Voivres, commune de 300 âmes. ("La Croix"-Anaïs Brosseau, le 28/12/2018) ] : il y a au moins une autre façon de procéder que de bloquer ou manifester, celle de pétitionner par exemple. Il est anormal que 2 pétitions aient incroyablement cartonné (celle concernant les carburants et une autre, plus récente, pour l’écologie) et que les quelque 14 139 534 retraités (au 31-12-2017) ne soient pas fichus de se faire entendre. Après un gel des pensions, avéré depuis plusieurs années et prorogé, pour l'instant et injustement, de 2 ans, ils n'auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer. Ils pourront toujours s'en prendre à leur "bourreau" Macron mais surtout à eux-mêmes...
(mis à jour le 30-12-2018)
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le samedi 29 décembre 2018 à 17h18.

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