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Les Voivres
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« Des salariés qui sourient et des retraités qui pleurent »

15 janv. 2018 Par jeannot88 Réagir
Qu'en pensent les retraités de Les Voivres ?
(Le ParisienEco)
Pouvoir d'achat 2018 : des salariés qui sourient et des retraités qui pleurent
>Economie>Votre argent|Aurélie Lebelle et Matthieu Pelloli| 10 janvier 2018, 7h28 | MAJ : 10 janvier 2018, 7h48 |97
► L'Insee prévoit une baisse globale du pouvoir d'achat de 0,3 % en 2018.AFP/JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Les réformes fiscales engagées par le gouvernement auront un effet direct sur votre pouvoir d'achat en 2018. Les retraités seront les grands perdants de ces changements.
Bercy s'autocongratule. Lors du dernier relevé de compteurs, fin 2017, le simulateur de pouvoir d'achat mis en ligne par le ministère de l'Economie a battu des records de fréquentation. « 400 000 personnes s'en sont déjà servies », se félicite-t-on au cabinet du ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. Il faut avouer que cet outil est assez utile. Après avoir entré quelques informations fiscales, il vous permet de calculer l'impact des réformes sur votre pouvoir d'achat.
Mais attention ! Le site -et la communication gouvernementale- s'arrange un peu avec la réalité. Aucune trace par exemple des conséquences sur votre portefeuille de ces « impôts déguisés », comme la hausse des prix du tabac, du gazole et du gaz. Autre défaut du simulateur : il affiche l'impact des réformes jusqu'à 2020, lorsqu'elles seront complètement opérationnelles. Mais gare aux écrans de fumée : en 2018, il faudra d'abord se serrer la ceinture.
Dans une étude récente, l'Insee prévoit en effet une lourde perte de pouvoir d'achat pour les Français, notamment au 1er trimestre 2018. Avant de profiter des réformes favorables à vos économies (suppression d'un tiers de la taxe d'habitation, baisse des cotisations salariales...), les mesures fiscales d'Emmanuel Macron grèveront votre pouvoir d'achat, de 0,7 point par rapport au dernier trimestre 2017. Et au global en 2018, il sera raboté de 0,3 % par rapport à l'an dernier. A l'Elysée, on a évidemment peu apprécié la note de l'Insee. « Certaines recettes qui favoriseront le pouvoir d'achat, comme la compensation de la CSG pour les fonctionnaires, n'ont pas été prises en compte », déplore un fiscaliste.
► Pour y voir plus clair entre la note inquiétante de l'Insee et la communication optimiste de Bercy, nous avons demandé à la Fondation Concorde -un think-tank libéral - de passer au crible quatre profils de ménages pour connaître leurs gains et/ou pertes de pouvoir d'achat tout au long de la première année. Verdict : les retraités qui touchent une pension de près de 1 500 euros brut vont pleurer et les riches vont sourire. Mais cela va se faire par à-coups, au fil des mois, l'ensemble des réformes fiscales entrant en vigueur progressivement.
Des baisses de cotisations mais des hausses de prix...
Ce mois-ci, cela va faire mal. Car la CSG augmente pour tout le monde de 1,7 point. Les retraités, remontés, l'ont déjà bien senti en découvrant leur pension. Cette hausse est d'autant plus douloureuse pour eux que, contrairement aux actifs, ils ne bénéficient d'aucune compensation. Les travailleurs, eux, verront baisser leurs cotisations salariales (chômage et maladie). Donc, dès janvier, ils grappilleront quelques euros sur leur feuille de paie ! Mais qu'ils ne se réjouissent pas trop vite, puisque leur budget gaz et gazole est d'ores et déjà alourdi. Et, en mars, ce sera celui du tabac, dont les prix vont augmenter, qui fera tousser les fumeurs.
Mais, en octobre, les travailleurs tiendront vraiment leur revanche ! Car les cotisations salariales continuent de baisser, provoquant un gain de pouvoir d'achat significatif. Fin 2018, quand les deux baisses de cotisations salariales se seront cumulées, un salarié au smic aura empoché près de 140 € supplémentaires. Les années suivantes, le gain sur la feuille de paie avoisinera 270 €. Et plus on monte dans l'échelle des salaires, plus le gain sera important.
Pour la suppression de la taxe d'habitation, il faudra attendre
Enfin, il faudra attendre novembre pour bénéficier de la suppression d'un tiers de la taxe d'habitation. Pour les retraités — modestes —, ce sera la seule mesure favorable. Cependant, ils seront environ 80 %, tout comme l'ensemble des Français, à profiter de ce coup de pouce financier. Il faudra patienter jusqu'en 2020 pour que la taxe d'habitation disparaisse intégralement.
D'ici là, les grosses fortunes récolteront toute l'année les cadeaux de Noël du président. Grâce à la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), transformé en superimpôt immobilier (IFI), et à la mise en place d'une taxation unique à 30 % sur les revenus du capital (flat tax), les très riches tireront davantage profit de leurs dividendes, de leurs cessions d'actions ou encore de leurs plus-values immobilières.
► «Je crains que la CSG n’augmente encore dans le futur»
Elle vient d’être nommée directrice des études à la Fondation Concorde, un think-tank libéral. Virginie Pradel, avocate fiscaliste, analyse l’impact des réformes fiscales d’Emmanuel Macron.
Certaines critiques assuraient que les mesures favorisaient nettement les plus riches. Qu’en pensez-vous ?
Virginie Pradel. Ce n’est pas faux. Les réformes vont clairement bénéficier à ceux qui ont des revenus mobiliers et un salaire élevé. Plus vous gagnez et plus la baisse des cotisations salariales est avantageuse. Mais le grand gagnant de 2018 est à coup sûr un gros détenteur d’actions et d’obligations, qui sera nettement moins taxé sur ses dividendes.
Et qui sont les perdants ?
Tous les autres ! Plus précisément, les ménages vont certes grappiller un peu de pouvoir d’achat avec la baisse des cotisations salariales et la suppression d’un tiers de la taxe d’habitation pour 80 % des Français. Mais en 2018, pour y gagner vraiment, il ne faut ni fumer, ni se chauffer au gaz, ni rouler au gazole, ni être retraité. Cela réduit considérablement les possibilités d’un réel gain à la fin de l’année.
Lorsque les réformes seront complètement entrées en vigueur, en 2019 puis 2020, les gains de pouvoir d’achat ne vont-ils pas augmenter pour les ménages ?
Oui, sur le papier. Mais gare aux mauvaises surprises. Je crains que la CSG n’augmente encore dans le futur. Cela pourrait par exemple être une piste pour financer une partie de la réforme de l’assurance chômage.

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« Des salariés qui sourient et des retraités qui pleurent »
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le lundi 15 janvier 2018 à 16h31.

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