Les parcs d'attraction

Tour de France des plus grands parcs d'attraction La suite

88240
Les Voivres
Actualité / Message

« On n'est pas sorti de l'auberge »

17 oct. 2020 Par jeannot88 2 réactions
Même si Les Voivres ou La Flèche sont évidemment (et pour le moment) moins concernées que certaines grandes Métropoles, je reprends donc mon article après mon imprudence coupable de ne l’avoir pas sauvegardé alors qu’il était largement avancé.
Ainsi, avec son don de résumer l’essentiel de l’actualité en quelques coups de crayons, Chaunu avait raison (comme souvent) en appuyant là où ça fait mal.
Et ça fait mal car en trois jours, entre le monologue (heureusement le match de foot Croatie-France, un peu plus animé et finalement arraché de justesse, en fixait les limites) présidentiel d’une prétendue interview mercredi, l’explication de texte du lendemain par un Premier-Ministre, « le couteau suisse du Gouvernement » et « l’homme du déconfinement » sur le point d’être raté, débordé par la "maestria" relative de quelques-uns de ses plus importants ministres (Dupond-Moretti, le "ci-devant" boulet de l'Exécutif, avait dû être laissé à ses déboires), jouant à nous faire peur, peinant à convaincre et, en fin de soirée, le Ministre de la Santé nouvellement perquisitionné participant, un peu moins "fier-à bras" que d’habitude, au "Sotto-Salamé show" dans « Vous avez la parole », sans parler aujourd’hui du coup de théâtre d’une mise en examen pour « association de malfaiteurs » d’un ancien Président de la République, nous ne sommes, en effet, pas sortis de l’auberge.
J’ai écrit « une prétendue interview » car je me demande encore à quoi pouvaient bien servir (sauf de faire-valoir) les deux journalistes, l’une souriante certes mais carrément en pâmoison devant le Chef de l’État et l’autre, le visage grave tel celui du DGS, le "croque-mort national" de l’ère confinement. Adoubés probablement par l’Elysée pour la "prestation" divine, on ne leur demandait pas d’étriller irrespectueusement ou à la Bourdin-Plenel notre Chef de guerre découvrant les "bienfaits" supposés d’un couvre-feu imposé (même si c’est controversé) aux Anglo-Saxons en 1068 par Guillaume le Conquérant, mais quelques questions pertinentes, voire incisives (pourquoi pas "à l'américaine"), auraient été les bienvenues vu le foutoir engendré depuis 8 mois pour la Covid et depuis plus de 3 ans aussi pour l’ensemble de l’œuvre macronienne.
.
Oui, on ne m’enlèvera pas de l’idée que le péché (pour le coup mortel : 32 000 morts dit-on) originel remonte - outre à plusieurs Gouvernements précédents négligents - à février-mars, époque où nos hauts dirigeants s’écharpaient sur les Municipales (il a fallu aller voter pour nous retrouver confinés le lendemain), où une ministre de la Santé qui savait tout avant tout le monde (c’est elle qui l’a dit) a préféré (peut-être sur ordre mais tout de même) quitter le navire et abandonner sa mission en pleine guerre. Et il faudrait faire confiance !
Joyeux jours où le masque était parfaitement inutile voire interdit par manque de stocks que ces donneurs de leçons d’aujourd’hui - si prompts à distribuer avertissements, menaces et amendes - ont largement contribué à diminuer pour ne pas dire détruire. Puis sont apparus les tests insuffisants et mal organisés, le sous-équipement encore aujourd'hui en lits de réa, les promesses non tenues, etc. Mais bon sang, qu'ont-ils fait depuis mai ? Ah oui ! les vacances et l'International préféré au National...
Pas sûr que se chercher une légitimité à l'étranger (comme au Liban par exemple où le Hezbollah lui a vite rappelé qu'il n'avait rien à faire de ses "états d'âme" frisant l'ingérence) sans parvenir à gérer justement, concerter, protéger, diriger, mettre de l'ordre ou demander une Unité nationale qui n'existe pas non plus dans son propre Pays, soit un bon plan pour notre Président.
La situation ne serait pas si grave que je me réjouirais presque (la Justice commencerait-elle à être la même pour tous ? J'en doute mais pas de procès d'intention et attendons de voir...) de ces perquisitions et autres mises en examen possibles de ces têtes pensantes parfois "toxiques" qui abiment la France et passent une bonne partie de leur temps à responsabiliser (ce qui en soit n’est pas forcément un mal) mais surtout à culpabiliser (ce qui est plus condamnable) les Français pour, à coup sûr, s’exonérer de leurs propres turpitudes.
Non, Monsieur le Président de la République, contrairement à ce que vous assénez, nous ne sommes pas tous dans le même bateau. Tous ces hauts-fonctionnaires, vous compris, administrateurs de haut-rang, outrageusement privilégiés, complétement déconnectés du terrain ou/et qui ont atteint le sommet de leur incompétence, pourfendeurs du Peuple mais vivant par lui, ne sont pas toujours dignes de la confiance (il y aurait suffisamment d’exemples et "d'affaires" pour le démontrer) que notre Démocratie mérite, égratignée qu'elle est souvent par « les premiers de cordée » qui devraient pourtant montrer l'exemple. Tous devraient servir la République (en réalité très dégradée et meurtrie par des attitudes heurtant sa belle devise "Liberté, Égalité, Fraternité" qui n'existe en réalité que sur les frontons des bâtiments publics) mais, au contraire, certains se servent de l’État et donc de leur pouvoir exorbitant pour assurer tant leur confort ostentatoire (ou plus secret) que leur ambition parfois malsaine.
Et pourtant, en cette "Journée mondiale du refus de la misère", le "Courrier des lecteurs du journal Ouest-France nous rappelle une citation de l'Abbé Pierre : « Le contraire de la misère, ce n'est pas la richesse. Le contraire de la misère, c'est le partage. »
Le « Nouveau Monde » nous promettait des jours meilleurs et vous-même parliez il y a quelque temps de « jours heureux », propos malheureusement pondérés par la dangerosité incessante du virus (peu d'espoir avant l’été 2021, avez-vous dit) et peut-être aussi et surtout par les limites du « et en même temps ».
Notre République monarchique, bien plus monarchique que républicaine, souffre de tout son pauvre corps maltraité sanitairement, économiquement, socialement, comportementalement, écologiquement et ce soir, à nouveau sécuritairement en raison d'un égorgeur islamiste fou (mais "planificateur" et repérable avant de passer à l'acte, nous explique-t-on), que toutes les incantations entendues depuis n'empêcheront pas, un ou des autres (suivant en cela, au couteau ou à la feuille de boucher près, si j'ose dire, les "prescriptions" de Daech) de recommencer.
Des actes plutôt que des paroles. Il faut rapidement casser ce sentiment infernal d'impuissance de, comme derière le virus, courir après le terrorisme sans jamais les précéder.
Bonnes vacances (?) tout de même puisque le Ministre délégué auprès de la Ministre de la Transition écologique, chargé des Transports nous y a invités à partir et - en même temps - bon couvre-feu puisque vous venez de le décider.
P S : c'est dur A TOUS LES AGES en 2020 mais pas plus qu’en 14-18, 39-45, en Indochine ou 54-62 (dans cette Algérie où vous avez - alors candidat à la fonction suprême - qualifié (belle façon de rassembler les Français) la colonisation de « crime », de « crime contre l’humanité » et de « vraie barbarie », dans une interview à une chaîne algérienne.
(modifié le 17-10-2020)
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le samedi 17 octobre 2020 à 10h11.

Voir ses publications Signaler

Les commentaires (2)

Vous devez être connecté
18 oct. 2020 09h53

Justement non et je ne l'ai pas écrit comme cela mais beaucoup d'entre-nous ne se reconnaissent pas vraiment dans celles et ceux par qui ils sont gouvernés et représentés. Même pas, pour ce qui me concerne, par cette "Convention citoyenne pour le Climat" dont je me demande de qui elle tient sa légitimité, au tirage au sort un peu "arrangé" et aux 150 propositions dont on verra ce qu’elles deviennent.
Je veux revenir sur l’actualité du moment qui préoccupe grandement (à juste titre) notre amie commune Evelyne : cet assassinat - que je condamne vivement - de ce professeur par un Tchéchène de 18 ans sans doute manipulé par des forces maléfiques (y compris à travers les réseaux sociaux) qui le dépassaient largement.
Le coronavirus n’y est pour rien car trop récent mais nous avons fini par "confiner" au fond de nos mémoire, et c’est bien regrettable, que l’Etat islamique, rapidement appelé Daech car non reconnu comme tel, avait lancé en septembre 2014 par la voix de son Porte-parole Abou Mohammed al-Adnani, un appel (fatwa) incitant les Musulmans à tuer « de n’importe quelle manière » des citoyens américains ou européens, « en particulier les méchants et sales Français » avec comme instruction sur la manière de mener à bien la mission sans équipement militaire. « Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le », indiquait-il.
Si nous avons oublié, ces terroristes appliquent, eux, strictement ces "recommandations". Je crois, malheureusement, que nous ne sommes pas près de « terroriser les terroristes ».

17 oct. 2020 19h15

En résumé on peut dire que on l'a tous profond.

Application Facebook

Grâce à l'application Facebook de Loomji, partagez les plus belles photos de votre commune avec vos amis sur Facebook. Voir l'application

Avec Loomji.fr, suivez le quotidien de votre commune

X Fermer

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés à vos centres d'intérêts et optimiser l'affichage du site sur votre terminal.