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Les Voivres
Actualité / Message

Tout commence à l'école

09 avril 2018 Par jeannot88 2 réactions
(photo "petite école" de Les Voivres, vers 1953 ?)
TOUT A COMMENCE LA POUR MOI AUSSI mais ce n'est pas l'école de Les Voivres que Macron a choisie pour être interrogé par le "vétéran" de TF 1 J-P Pernaut. Il n'y en a plus. Allez ! Pour faire un peu d'humour dans ce monde de brutes, on pourrait solliciter notre Président pour honorer de sa présence l'hommage que nous rendrons, le 21 juin 2020, aux 7 tués du 11ème RACLH. Une occasion unique pour reconnaître que si « débâcle » il y a eu, l'heure est sans doute venue de réhabiliter les quelques « 100 000 soldats français qui furent tués en tentant de défendre héroïquement leur Pays contre les troupes allemandes en 1940 », malgré les impérities des gouvernants et des états-majors. ».
Un président "fuyant" habituellement les journalistes mais éprouvant subitement le besoin de les affronter (au passage, pour la parité, on repassera) deux fois en moins d'une semaine, voilà qui n'est pas banal. Sitôt annoncée une intervention jeudi, sitôt une seconde annoncée pour dimanche. Comme si une seule intervention n'aurait pas suffit ! Mais non, il faut absolument cliver. Exit par contre le Service public pour lequel on a bien senti le regret de Lapix - tout en questionnant mardi le "revenant" Hollande sur son livre vantant les bienfaits de son quinquennat - le regret de ne pas être de la fête.
Il ne nous avait pas habitués à une telle abondance ! Invitation au JT de 20 h de TF 1 (déjà) en octobre dernier et une interview "brosse à reluire" de Delahousse. Deux petits tours et puis s'en va. Mais là, il est temps de rendre des comptes - du moins je l'espère - pour ce "foutoir" général.
De quoi confirmer les propos de l'ambitieux (« en politique il faut être au bon endroit et au bon moment, sans forcément savoir ce que sera l’après ») et impayable (par ses lapsus) Castaner : « Macron parle quand il le juge nécessaire ». Ce à quoi j'ajouterai quand il s'y sent contraint tant les colères s'expriment et la contestation générale gronde. Au passage un Castaner que je trouve, en dépit de son humour sarcastique, loin d'avoir les épaules aussi larges qu'il imagine pour cumuler avec brio - ou du moins correctement - la fonction de Secrétaire d’État aux relations avec le Parlement et celle de Délégué général de La République en marche.
La Maison France "brûle" et ainsi pressé de toutes parts, y compris par ses conseillers (dont Bruno Roger Petit qui, ironie du sort, ne s’était pas privé de gloser sur Pernaut en 2011 : « incarnation du journalisme de proximité, présentateur du JT de 13 h de TF1, sera le médiateur entre le président et son cœur de cible électoral, celui qui a assuré la victoire en 2007 : un public âgé, provincial, conservateur et inactif. »), il se décide à nous infliger – à sa façon et en 2 actes - une "leçon de démocratie". Normal en somme que Dieu sorte de son silence.
Sortant donc de son bunker élyséen, où tout se décide, pour accompagner Pernaut dans la campagne ornaise, à Berd’huis avec « son école réaménagée en 2015, accueillant huit classes et 195 enfants, à la pointe du progrès, où sont utilisés des tableaux numériques, des ordinateurs portables. » censée (pas si sûr que cela d’ailleurs) représenter la ruralité française, la normalité et la sincérité de ce "président aux champs" sont déjà moindres si on considère comme probable que ce montage médiatique va contribuer, qu’on le veuille ou non mais on peut être certain que c’est son objectif, à poursuivre habilement (croit-il) une scission réitérée maintes fois entre, ruraux, retraités, chômeurs et peut-être jeunes d’une part, urbains et actifs d’autre part... pour ne citer que ces catégories.
Tout commençant donc à l’école selon Pernaut, apparemment requinqué par cette interview opportune pour ne pas dire opportuniste et l’école étant par ailleurs un lieu de la République selon l’entourage présidentiel, tout semble parfaitement "ordonnancé" pour simuler, tout en ayant des idées déjà solidement arrêtées, un semblant de concertation ou d’explication tardive (CSG, 80km/h, par exemple) et se refaire une virginité en matière de la mauvaise image qu’il donne de lui aux ruraux, provinciaux et autres inactifs et la réelle impression d’être un président des riches, donc pas de tous les Français.
Madame le Maire (sans étiquette mais ancienne UMP tout de même) de la commune concernée a beau déclarer : « Berd’huis, ce n'est pas "Bienvenue chez les Ploucs", chez nous ! », mais servant en quelque sorte de caution à cette politique de droite – par ailleurs tant décriée par la Gauche qui, elle seule, détiendrait « le monopole du cœur » - pourrait bien déchanter (au regard des retombées qu’elle espère légitimement) en s’apercevant que sa petite ville pourrait passer à la postérité comme un coup de poignard de Macron à des Français situés à des années lumières de son ambition personnelle et de ses préoccupations… ouvertement électorales puisque les Européennes se profilent.
Tout commence à l’école donc mais finit surtout dans les médias.
Coup de maitre tout de même, pour le moment, surtout que, nous dit-on, cela avait été envisagé depuis longue date mais pas forcément ensemble, il réussit l’exploit de réunir BFM TV-RMC et Médiapart… enfin, ne nous le cachons pas, surtout Bourdin et Plenel (déjà fortement controversé), journalistes tous deux réputés chevronnés, auxquels il se gardera de répondre cavalièrement comme à une infirmière du CHU de Rouen : « vous dites des bêtises ». A eux d'être suffisamment "incisifs". Nous allons voir ! En tout cas, je parie que, même si ces deux "grandes-gueules" seront sans doute plus déférents que lorsqu’ils s’adressent à (ou parlent de) Le Pen ou de Mélanchon pour ne citer qu’eux, le ton de l’entretien sera plus animé qu’avec un Delahousse "somnambule" et passablement courtisan ou d’autres présentateurs(trices) excessivement complaisants à l’égard d’autres politiciens.
Une interview plus pour les urbains et les actifs, à une heure de très grande écoute qui devrait donc assurer une audience bien plus importante que celle du jeudi, Pan ! Relégués aux oubliettes ruraux et inactifs car ce sera probablement celle qui sera retenue, surtout par les travailleurs (les autres n’ayant rien fichu évidemment) ragaillardis, pour l’instant par l’augmentation de leur feuille de paie, oubliant qu’un jour, ce sera à eux de payer la CSG et autres "joyeusetés" à venir.
Si Macron, "muni depuis hier soir des sacrements de l’Église" au grand dam de certains de nos concitoyens, réussit ses interventions médiatiques (la seconde étant, à mon sens, un peu plus "risquée" que la première), les mécontents de toutes sortes (parfois à juste titre) pourront dire adieu à leurs revendications… et pour longtemps.
La morale (terme inconnu en politique) dans cette affaire, est que, ce faisant, certains ont l’air d’être "pris pour des billes" (les ruraux aux champs, les urbains on ne sait pas où pour le moment à moins que ce soit autour d’un cocktail dinatoire) et que le Président de tous les Français confirme bien - si besoin était - qu’il s’adresse, en deux temps, non pas à l’ensemble de ses compatriotes mais à certaines catégories. Pour quelqu’un qui fait appel à la solidarité nationale tout en voulant prendre ses distances avec les médias !
Divisant pour (mieux) régner, il acte ainsi une fracture entre Français qui continue à prospérer et sacrifie sans état d'âme une cohésion qui serait pourtant, en raison des trop nombreuses tensions actuelles, d’une importance capitale.
(mis à jour le11-04-2018)
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le lundi 09 avril 2018 à 16h20.

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Les commentaires (2)

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12 avril 2018 14h26

http://upbordeaux.fr/IMG/pdf/lettre_a_une_maitresse_d_ecole.pdf
J'ai des problèmes avec cette lettre, "cri de tous les recalés" :
- cela se passe en Italie,
- le titre s'adresse à une maitresse alors qu'il semble décrire tout un système,
- accessoirement mais pas la moindre, la comparaison "peu flatteuse" (page 56 du livre) des maitresses... d'école.
Mais il est vrai que mon cerveau se ramollit et que j'ai du mal avec un tel texte mais aussi avec des cours de licornes et autres commentaires (quand il y en a ) au mieux subliminaux parfois incompréhensibles, que l'on trouve à la suite de certains messages.

12 avril 2018 10h57
Evelyne, de Esprels (70)

La France est l’un des pays riches où l’on compte le plus d’élèves par enseignant, qu’il s’agisse de l’école maternelle comme du primaire.
On nous fait vœu de la scolarité à 3 ans : le ministre maintenant n'est plus très sûr que cela n'aura aucun effet pour le privé.
Réforme des universités, blocage de Parsoursup
L'école continue de diviser et de trier
De relire Les enfants de Barbiana - Lettre à une maîtresse d'école
Toute intervention médiatique est méticuleusement calculée, que se cache derrière tel ou tel propos flatteur?

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