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Les Voivres
Actualité / Message

D''une augmentation de taxes à l'état d'urgence ?

02 déc. 2018 Par jeannot88 Réagir
(montage J N)
Aux Voivres comme à La Flèche, nous devons être nombreux à condamner les violences de ce samedi (et des précédents) et à être atterrés devant les "profanations" commises à l'Arc de Triomphe.
Et ce n'est pas le déplacement assez improvisé (toujours l'image !) du Président de la République qui va remédier à la situation... surtout s'il persiste à repousser la première revendication des "Gilets jaunes", celle concernant le prix des carburants.
« Les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration, ils veulent le chaos. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice", a insisté Emmanuel Macron, alors que Christophe Castaner n'a pas écarté la possibilité d'instaurer l'état d'urgence. »
En ce jour du 2 S, "l’Empereur" déchu parcourt le champ de bataille (Arc de Triomphe, inspection des troupes, hommage aux Forces de l’Ordre, avenue Kléber), sauf que c'est bien le contraire d’une victoire (Austerlitz, il y a 213 ans) :
https://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/294-austerlitz-2-decembre-1805-anatomie-dune-bataille.html
C’est la défaite consommée d’un Chef de l’État qui feint d’ignorer qu’il est lui-même le responsable de ce chaos et qui, sans vergogne, le reporte sur les autres.
Facile d’accuser les 30 ou 40 années précédentes, de gloser sur la politique de son prédécesseur (n’a-t-il pas fait partie de son Gouvernement ?) mais c’est lui qui est actuellement "aux manettes"... si l'on peut dire puisque précisément absent ces 3 derniers samedis !
Il serait grand temps que nos dirigeants fassent leur examen de conscience (s'ils en ont une) car l'origine de ce mouvement des "Gilets jaunes" avec comme conséquences intolérables le chaos organisé par les "casseurs" a bien pour origine la politique toute aussi intolérable de gouvernants qui ont manifestement "pris le melon", s'autorisant tout et n'importe quoi, méprisant tout et n'importe qui. (*)
Ce sont bien ces gouvernants, à commencer par le premier d'entre-eux qui, depuis 18 mois (et même avant quand il était ministre de Hollande), n'a cessé d'agresser verbalement « ceux qui ne sont rien ». Puis un Premier Ministre "à la Juppé", « droit dans ses bottes » aussi obnubilé par l'augmentation des taxes sur les carburants que par ses 85 km/h ; un Castaner, « kéké » aux années interlopes (« J'ai vu une part d'ombre, l'argent facile. J'ai été sur le fil du rasoir » - "La Dépêche" 21-10-2018) incapable de gérer le surgissement de 3 "Femen" et donc, a fortiori, la crise des "Gilets jaunes" (pour laquelle il est sommé de s'expliquer devant le Sénat), tentant vainement dans un premier temps de les décrédibiliser en laissant toutefois la désagréable impression de ne rien faire ou de laisser pourrir la situation pour mieux les discréditer ; un Darmanin et son assimilation douteuse de "Gilets jaunes" et de « peste brune » sur les Champs Élysées ; un Griveaux, pédant au possible, qui, après avoir jeté de l’huile sur le feu en fustigeant bêtement « ceux qui clopent et qui roulent au diesel » et qui a beau se démener à marteler : « On a dit que nous ne changerions pas de cap. Parce que le cap est le bon » (cela reste à démontrer- NDLR), « Il ne s'agit pas d'un fiasco. On est dans un moment où un peu d’union nationale devant nos forces de l’ordre, autour de ceux qui sont vraiment dans la galère ferait du bien au pays », gesticule vainement et n'est pas taillé pour sa fonction ; un Préfet de Police de Paris (déjà empêtré dans l'affaire Benalla ) tout aussi peu convaincant dans son compte-rendu monocorde des événements ; des députés parfaitement largués (on débat de la fessée pendant que la rue gronde) et pour certains visiblement insensibles (ou inaptes) face aux difficultés du terrain ; etc.
Ainsi, les coupables "initiaux" sont identifiés. Casseurs de l'unité nationale en dressant les citoyens les uns contre les autres, ils devraient (même si les problèmes ne datent pas d'aujourd'hui) être tenus pour responsables parce qu’ils sont au pouvoir actuellement, sans qu'ils ne se sentent obligés de toujours invoquer leurs prédécesseurs. Un pouvoir qu'ils ne doivent pas monopoliser outrageusement à leur profit mais, au contraire, au service de TOUS les Français.
Faut-il rappeler que Macron a été élu, donc difficile à "déboulonner" ... et remplacer vu l'état des oppositions mais que les autres ont été nommés de par son bon vouloir, les copinages et pas forcément (pour certains d'entre-eux) pour leurs compétences. Il conviendrait peut-être d'en renvoyer quelques uns à leurs chères études.
(*) « Dans cette circonstance, Emmanuel Macron a le choix entre deux rôles : celui du pompier et celui du pyromane. Raidi dans sa volonté de «maintenir le cap», il a jusqu’à présent clamé qu’il écoutait. Depuis deux semaines, en effet, il écoute. Mais il n’entend rien. Il brasse du vent ; ce souffle creux attise les flammes. Pourtant, son quinquennat est désormais à un tournant, qui touche l’ensemble de la société française. L’enjeu se résume à une question : la France peut-elle affronter les défis du siècle qui commence sans y associer le peuple ? C’est la voie choisie depuis dix-huit mois. Sous la houlette intéressée des classes dirigeantes, on met en œuvre un programme de réformes tombées d’en haut, sans discuter avec personne, ni les corps intermédiaires ni la population, selon un calendrier calamiteux qui favorise les favorisés avant de se soucier du pouvoir d’achat de la grande majorité des Français. A cela se sont ajoutées des déclarations d’une insigne maladresse, qui ont humilié les classes populaires et fait du Président le symbole de l’arrogance des élites. Emmanuel Macron risque maintenant de s’inscrire dans la longue liste des «réformateurs par en haut» en butte à la révolte populaire, Guizot, Louis-Philippe, Louis-Napoléon ou Monsieur Thiers. «On ne gouverne pas contre le peuple», dit François Bayrou. Il connaît son histoire de France. » ("Libération" - Laurent Joffrin - 03-12-2018)
(modifié le 03-12-2018)

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D''une augmentation de taxes à l'état d'urgence ?
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le dimanche 02 décembre 2018 à 19h42.

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