Les stations de ski

Tour de France des plus belles stations de ski La suite

88240
Les Voivres
Actualité / Message

"Journée Nationale du Souvenir de la Déportation"

24 avril 2016 Par jeannot88 2 réactions
Même si, selon Marie Houillon pour laquelle j'ai plaisir à (re)citer le lien conduisant à sa brochure sur Les Voivres
https://www.fichier-pdf.fr/2015/06/03/les-voivres-1793-1984-par-marie-houillon/
« Une quinzaine d’hommes jeunes étaient prisonniers en Allemagne » https://fr.wikipedia.org/wiki/Prisonniers_de_guerre_fran%C3%A7ais_de_la_Seconde_Guerre_mondiale et que « Plusieurs jeunes gens furent ainsi emmenés en Allemagne par le Service du Travail obligatoire » dont nous avons une évocation dans cet extrait http://www.tracesdhistoire.fr/resource/DIGESTS+-+02+-+L$27OCCUPATION+-+10+-+LE+STO+-+FICHIER+PDF+TRACES+D+HISTOIRE+CONTEMPORAINE.pdf,
rien ne nous permet de déterminer, au point où nous en sommes, si des personnes de Les Voivres ont pu être directement concernées par la Déportation. Il est vraisemblable que non. Et, là encore, on ne peut que s’en réjouir.
Il n’en est pas de même pour certains maquisards de Grandrupt, par exemple, originaires des villages environnants tels que Viomenil et Hennezel mais aussi La Forge-de-Thunimont (précisé par Bernard Munier), qui ont probablement terminé leur courte vie après un insupportable périple par Schirmeck, Gaggenau, Rastatt, dans les camps de Dachau et d'Haslach (pour ne citer qu'eux).
Ainsi, vais-je essayer, en cette "Journée Nationale du Souvenir de la Déportation" de rappeler ce que furent ces sombres pages de l’histoire de l’(in)Humanité.
► LA DÉPORTATION ET LE SYSTÈME CONCENTRATIONNAIRE NAZI
Même si certains liens de ce site http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_deportation/conference_deportation.htm semblent morts, il me paraît néanmoins intéressant pour comprendre la terrifiante réalité de cette abomination qu'a été la Déportation.
► LOI DU 14 AVRIL 1954
Elle a instauré la "Journée nationale du souvenir de la déportation"
Au début des années 1950, les anciens déportés et les familles des déportés qui n'avaient pas survécu à la déportation ont exprimé le souhait de voir inscrite au calendrier des commémorations une célébration nationale destinée à préserver la mémoire de la déportation.
Ce besoin de préserver la mémoire de la déportation a été reconnu par la loi du 14 avril 1954, votée à l'unanimité par le Parlement, qui a consacré le dernier dimanche d'avril « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation », au cours de laquelle la nation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction, et rend hommage à leur sacrifice.
Le dernier dimanche d'avril a été retenu en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et aussi parce que cette date ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.
Loi n° 54-415 du 14 avril 1954 consacrant le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du Troisième Reich au cours de la guerre 1939-1945
L'Assemblée nationale et le Conseil de la République ont délibéré,
L'Assemblée nationale a adopté,
Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article 1 - La République française célèbre annuellement, le dernier dimanche d'avril, la commémoration des héros, victimes de la déportation dans les camps de concentration au cours de la guerre 1939-1945.
Article 2 - Le dernier dimanche d'avril devient « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation ». Des cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et rendront hommage au courage et à l'héroïsme de ceux et de celles qui en furent les victimes.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'État.
Fait à Paris, le 14 avril 1954.
Par le président de la République,
René Coty
Le président du Conseil des ministres,
Joseph Laniel
Le ministre des Finances et des Affaires économiques,
Edgar Faure
Le ministre des Anciens combattants et Victimes de la guerre,
André Mutter
L'exposé des motifs de cette loi en dégageait les objectifs : rappeler à tous l'horreur de la déportation et les leçons qu'il convient d'en tirer pour que de tels faits ne se reproduisent plus jamais.
Il importe de ne pas laisser sombrer dans l'oubli les souvenirs et les enseignements d'une telle expérience, ni l'atroce et scientifique anéantissement de millions d'innocents, ni les gestes héroïques d'un grand nombre parmi cette masse humaine soumise aux tortures de la faim, du froid, de la vermine, de travaux épuisants et de sadiques représailles, non plus que la cruauté réfléchie des bourreaux.
► DÉPORTATION ET LIBÉRATION
Pour ma part, j'avais pris l'initiative d'organiser en 2005 à la fois la célébration du 60ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et la commémoration de la Déportation. Voici donc trois de mes allocutions prononcées en présence des autorités civiles et militaires :
- 23 avril 2005 (soirée)
Nous remontons le temps de 60 ans : hormis quelques poches, comme Royan ou Saint-Nazaire, encore aux mains de l’ennemi, le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 et l’action non négligeable de la Résistance ont permis de délivrer - mais on sait à quel prix - la quasi-totalité du Pays. Paris libéré le 24 août par la 2ème DB de LECLERC, c’est au tour de Strasbourg le 23 novembre. Le 27 janvier 1945, un détachement de l’Armée rouge découvre Auschwitz-Birkenau, à la fois camp de concentration, de travail et d’extermination, techniquement conçu pour la « fabrication de cadavres ». La 1ére Armée française franchit le Rhin le 31 mars, le camp de Buchenwald est libéré le 11 avril. Le 25 avril, les avant-gardes américaines et soviétiques vont réaliser leur jonction à Torgau. Le 29, la bataille de Berlin sera engagée. Le 8 mai, l’acte définitif de la capitulation de l’Allemagne y sera signé, en présence du Général de LATTRE de TASSIGNY, représentant la France.
Dans le cadre de son devoir de mémoire et d’histoire, la 76ème Section des Médaillés Militaires avait appelé tous les patriotes et amoureux de la Liberté à célébrer, ce soir et dans la liesse, la fin toute proche d’une Guerre dont quelques dates sont jalonnées par les affiches exposées dans le hall. Je dois hélas regretter - toutes proportions gardées - que, comme au début de ces années noires, ils se comptent ! Nous commémorerons aussi, demain et dans le recueillement, l’horreur indicible de la Déportation, cette « machinerie conçue pour l’assassinat de masse », afin de raviver le souvenir et la connaissance d’un crime qui, « niant toute humanité et détruisant toute dignité », reste unique par son organisation et son ampleur.
Sitôt dégusté l’appétissant buffet préparé par la maison CIRON, le show joyeux et pétillant présenté par le facétieux et sémillant groupe "Les 3 Julots", nous rappellera la valeur précieuse de la Liberté, souvent ignorée, toujours fragile, parfois confisquée. Oui, pendant ce spectacle intitulé "Vive la Liberté", nous penserons aussi, avec force, à ceux et celles qui, en ce début de XXIe siècle - ce qui dépasse naturellement tout entendement - en sont actuellement et cruellement privés. Je veux citer, notamment mais parmi beaucoup d’autres, Ingrid BETENCOURT et Florence AUBENAS. Merci, bonne soirée à toutes et à tous ! A demain et, vive la Liberté !
- 24 avril 2005 (film)
Nous avons célébré, hier soir et dans la joie, la fin toute proche de la Guerre 1939-1945. Aujourd’hui, c’est dans le recueillement que nous voulons débuter cette Journée nationale du souvenir de la Déportation, consacrée à tous ceux et celles qui ont eu à en souffrir : les morts bien sûr mais aussi, et peut-être surtout, les vivants, tellement meurtris dans leur âme et dans leur chair. Selon Elie WIESEL, « celui qui entend un témoin, devient un témoin ». Nous avons donc pensé que le court-métrage documentaire que nous allons projeter, "Nuit et Brouillard" d’Alain RESNAIS assisté pour le texte de Jean CAYROL lui-même déporté, serait un bon support pour nous souvenir et persister à construire ce nécessaire travail de mémoire et d’histoire. « Même si tout le monde l’a vue et que sa facture est très datée [puisque réalisée fin 1955], cette œuvre a eu un rôle historique. Elle est comme une stèle dans cet enfer », écrivait dernièrement un expert de l’époque. Ainsi la mémoire, même insupportable, est-elle préférable à l’oubli.
Auschwitz-Birkenau, Belzec, Bergen-Belsen, Buchenwald, Chelmno, Dachau, Dora, Ersterweger, Flossenburg, Gross-Rosen, Maïdanek, Mauthausen, Natzweiler-Struthof, Neuenbremme, Neuengamme, Oranienburg, Osnabrück, Ravensbrück, Sachsenhausen, Sobibor, Sonnenburg, Stutthof, Theresienstadt, Treblinka. « Plus jamais cela », s’est-on écrié ! Mais qui a pu empêcher le génocide khmer rouge, le massacre des Tutsis au Rwanda ? Que dire de la réaction tardive face à l’épuration ethnique en ex-Yougoslavie ou ailleurs ? Certains propos révisionnistes propagés ici ou là, le regain d’intolérance, de racisme et d’antisémitisme actuel, doivent tenir notre vigilance en alerte et nous rappeler, c’est en tout cas une explication d’Auschwitz par un ancien déporté, que « l’horreur peut toujours commencer par l’insulte qu’on entend dans la rue d’une oreille distraite ». Maintenant, place au film !
- 24 avril 2005
(expo)
Nous vous remercions de votre présence et sommes particulièrement heureux de vous accueillir dans cette salle où vous allez découvrir - grâce au Service Départemental de l’Office National des Anciens Combattants - deux expositions, modestes certes, mais qui traduisent bien ce que nous avons voulu souligner en cette année du 60ème anniversaire de la fin de la Guerre 39-45.
Avec la première, intitulée "Vers la Victoire, la France au combat de 1942 à 1945", ce sont 25 panneaux qui montrent que la France vaincue de 1940, va être capable, dès 1942, de prendre toute sa part dans les combats pour la libération du territoire national et la victoire sur l’Allemagne. Vous serez en Afrique du Nord, notamment en Tunisie, puis vous délivrerez la Corse. Vous vous impliquerez dans la campagne d’Italie. Débarquant en Normandie, aidés par la Résistance, vous suivrez la 2àme DB et libérerez Paris. Vous effectuerez la remontée de la vallée du Rhône. Vous contribuerez à l’effort sur les Vosges et l’Alsace. Vous rejoindrez les fronts "oubliés" et enfin vous participerez à la campagne d’Allemagne.
En cette Journée nationale du souvenir de la Déportation, il nous a paru capital d’évoquer, avec la seconde titrée fort justement "La Déportation de 1933 à 1945", ce qu’à été cet enfer. Ce sont donc 30 photographies qui témoignent de cette bestialité. On comprend mieux pourquoi il a pu être dit, à partir d’autres, prises à la libération des camps, notamment d’Auschwitz: « ces déportés humiliés, martyrisés, expriment un sentiment d’épuisement, d’hébétude, une sorte d’interdiction à jamais - après ce qu’ils ont vécu - de recouvrer la joie de vivre, le regard posé sans cesse sur leur tatouage, l’âme et la peau marquées de manière indélébile. Exclus de l’humanité pendant des années, ils ne peuvent la réintégrer ».
Alors, pour barrer la route à la barbarie et ne pas avoir à porter un jour cette sinistre tenue rayée, « construisons [comme Francis TEITGEN l’écrivait récemment dans Ouest-France] l’avenir sur la mémoire en retenant enfin les leçons de l’Histoire ».
(cérémonie au monument aux morts)
Dans notre bonne ville de La Flèche (pourtant sous-préfecture et 2ème ville du département de la Sarthe), il devait y avoir à peine une quarantaine de personnes - y compris tout de même 13 porte-drapeaux d'Associations patriotiques - pour participer à la Journée nationale de la Déportation. Comme d'habitude excuses diverses et variées, y compris le mauvais temps - ce qui est vrai cependant - ont été mises en avant de cette regrettable désaffection.
Citée devant le Monument aux Morts par Joëlle Lecocq, fille de Marcel Eveilleau ancien déporté décédé il y a un peu plus d'un an à l'âge de 95 ans : « Malgré le temps qui passe et les mémoires qui s'éteignent, nous avons aussi le devoir de rappeler les leçons de notre histoire qui appellent à la lucidité et à la vigilance », cette phrase devrait néanmoins tenir nos consciences en alerte ou être en mesure de les réveiller.
A titre personnel, je me suis réjoui d'entendre, pour clore la cérémonie, "Nuit et brouillard" de Jean Ferrat ce chanteur engagé si malmené par la censure (gaullienne hélas) de l'époque et pour qui j'avais eu le "bonheur" de pouvoir faire rendre hommage quelques jours après sa mort au cours du banquet dansant de l'AG 2010 de la 76ème Section des Médaillés militaires (quelque temps avant d'en démissionner pour les raisons que l'on connaît).
► THIL (54) : LE CAMP DE CONCENTRATION NAZI OUBLIE
(c'est pourquoi, il m'a paru intéressant d'en parler)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Thil
http://www.outoftime.de/thil/
http://www.jean-maridor.org/francais/thil.htm
► ITINERAIRE PROBABLE DE CERTAINS MAQUISARDS DE GRANDRUPT
- Epinal (7 septembre 1944)
- Schirmeck (10 septembre)
- Gaggenau (16 septembre)
- Rastatt (début octobre)
- Dachau (mi octobre, pour une partie)
- Haslach (2 décembre-14 avril 1945, pour l'autre partie)
► COMMÉMORATION A LA FLÈCHE
jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de ce message sur Les Voivres (Vosges) publié le dimanche 24 avril 2016 à 09h11.

Voir ses publications Signaler

Les commentaires (2)

Vous devez être connecté
25 avril 2016 10h49

Merci de la précision.
J'ai du mal à poursuivre l'article car il y a des "bogs" sur le site.

25 avril 2016 06h03

La Forge de Thunimont ont eu plusieurs personnes prisonnières au Maquis de Grandrupt et déportées

Application Facebook

Grâce à l'application Facebook de Loomji, partagez les plus belles photos de votre commune avec vos amis sur Facebook. Voir l'application

Avec Loomji.fr, suivez le quotidien de votre commune

X Fermer

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés à vos centres d'intérêts et optimiser l'affichage du site sur votre terminal.