Les stations de ski

Tour de France des plus belles stations de ski La suite

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Les Voivres
Photo / Vie locale
10 nov. 2014 Par jeannot88 Réagir
ID: 20471
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La Guerre de 1914-1918

► Volonté encore de se souvenir : même si certains lui ont reproché sa participation à de nombreuses cérémonies, « Le Président inaugure, le peuple souffre », le Président de la République inaugurera demain l'Anneau de la Mémoire au Mémorial de Notre-Dame de Lorette.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0CC0QFjAB&url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FN%25C3%25A9cropole_nationale_de_Notre-Dame-de-Lorette&ei=9HtkVISpEcWCPfm4gegB&usg=AFQjCNEU5LqYZTnC5WKm2Q1Jxu8IDWiZjg&bvm=bv.79189006,d.ZWU&cad=rja

Sur le montage, nous remarquons en image de fond, la Basilique, la Lanterne des morts et les nombreuses croix ; un type de monument aux morts (celui de la commune d'Aix-Noulette) pas très loin du site ; et enfin la raison qui avait justifié mon déplacement en 2012 : l'inauguration de la plaque honorant mes 7 camarades "Casques blancs" assassinés au cours de leur mission d'Observateur au Liban. Leur rendre hommage parmi les autres morts d'à peu près toutes les autres guerres, était aussi une nécessité impérieuse de se souvenir.
► Allocution de Monsieur Philippe GIRAULT, professeur au Prytanée national militaire de La Flèche, prononcée devant une foule nombreuse (pour une fois) le 11 novembre 2013 à l'occasion de la commémoration de l'Armistice.
« Il y a maintenant 95 ans, le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, s’arrête un conflit de quatre ans. Aujourd’hui, les événements se sont éloignés, il ne reste plus en France de survivant de cette tragédie, et nous, nous nous interrogeons sur les raisons qui font que ce conflit a été l’un des plus marquants pour les générations suivantes et prend encore aujourd’hui un sens majeur pour nous-mêmes.
Cette guerre, la Grande Guerre, issue du XIXè siècle par l’affirmation des nationalités et les querelles qui en découlèrent, issue du XIXè siècle par la révolution industrielle et l'extraordinaire puissance de feu des armes produites, marque une rupture essentielle dans l’histoire du monde, mais bien plus encore dans celle de l’Europe qui va voir ses principales puissances se livrer à elles-même une véritable guerre civile.
Replongez vous, vous tous ici présents 100 ans en arrière, passant sur cette place, imaginez vous en 1913 : la guerre est-elle possible ?
Jules ISAAC écrivait après-coup : « avant on parlait de la paix et de la guerre, mais nous (générations nées après 1870), on ne savait pas de quoi on parlait, la paix était une habitude, l'air que chacun respirait sans y penser, la guerre était en un mot un concept purement théorique. Quand soudain nous eûmes la révélation que ce concept pouvait se muer en réalité, nous éprouvâmes dans tout l'être un choc dont le souvenir n'a pu s'effacer ».
Et de fait l'annonce de la mobilisation en 1914 a d'abord dans les campagnes entraîné la consternation avant de laisser la place à une ferme résolution de défendre le sol envahi.
Pouvaient-ils tous ces jeunes hommes et leurs chefs, imaginer que jamais jusqu’à ce moment, la puissance de feu des armes automatiques, l’acier craché par les pièces d’artillerie de tous types et de tous calibres atteindraient une telle violence et un tel volume.
Dès le début de la guerre, le 22 aout 1914, l'armée française perd 27 000 hommes en cette seule journée, jour de deuil de l'armée française.
Pouvaient-ils imaginer cette interminable bataille à Verdun de février à décembre 1916 où 300 000 combattants des deux camps perdent la vie et 770 000 sont blessés alors que sur la Somme, les Britanniques ce même été perdent 60 000 des leurs le 1er jour de l'offensive.
Le 11 novembre 1918, tout à la joie de l’armistice, ils revoyaient les attentes, les assauts, la terre retournée, stérilisée comme à Verdun par les « orages d'acier » mais abreuvée du sang de leurs camarades : partis huit millions au combat, un million quatre cent mille étaient tombés. Les générations des vingt- vingt cinq ans avaient perdu un tiers des leurs, un officier sur cinq était tombé au combat. Plus de sept cent vingt "Brutions" sont tombés, un tiers des élèves du Prytanée y a perdu son père.
Pourtant malgré tout une série de sentiments contraires, tous ces hommes avaient tenu ; qu'ils soient paysans, intellectuels, élèves des grandes écoles et officiers de réserve, ouvriers du Nord de la France chassés de leurs usines par l’occupation, Sénégalais entraînés dans un conflit dont ils ignoraient presque tout, ils avaient tous « tenu » emmenés qu’ils étaient par leur foi et leur conviction :
- foi en la France, éduqués qu’ils étaient par des maîtres, ceux que Péguy a nommé les « hussards noirs de la République », ces maîtres pour qui la mystique de la Nation se confondait avec celle de République.
- foi en la France terre des Lumières et de la Démocratie.
Pourtant, c’est cette même génération saignée des meilleurs des siens qui se retrouve vingt ans plus tard sous le même uniforme : après avoir gagné la guerre ils n’avaient pas su conserver la paix.
Une paix où une France exsangue, vieillie, isolée, cherchait sa sécurité, persuadés qu’étaient ses gouvernants qu’elle ne pouvait consentir une nouvelle hécatombe, une paix où le sentiment pacifiste finit par obscurcir la raison de la majorité d’une Nation qui en vient à acclamer ceux qui reviennent de Münich en ayant abandonné leur allié. Ce sont des actes de cette sorte qui ont conduit notre Nation dans l’abandon de la défaite.
Et pourtant, au plus profond de cette angoisse se sont trouvés des hommes et des femmes sur le territoire de la France ou aux côtés de nos alliés pour dire non au nazisme au péril de leur existence.
Alors jeunes filles, jeunes garçons, vous qui hier au soir avez veillé devant votre drapeau, ce drapeau décoré de la Légion d’Honneur et de trois Croix de guerre, vous qui devant les plaques du Bahut avez égrené les noms de vos prédécesseurs tombés au champ d’Honneur, vous qui avez vu cette liste s'allonger des noms de tous les vôtres qui sont tombés et qui tombent encore dans les différents combats pour la France, gardez et honorez la mémoire de ceux qui sont morts pour votre liberté, pensez et gardez aussi dans votre âme ceux d’entre nous qui aujourd’hui se battent pour cette même liberté quand bien même ils se trouvent à des milliers de kilomètres de notre pays et gardez à l’esprit, vous qui vivez dans une Europe libre et en paix, que cette liberté et cette paix ne souffrent ni le bellicisme, ni la compromission, ni l’abandon ».
► Le 11 Novembre 2014 (des vidéos peuvent être des années précédentes) à La Flèche :
http://www.ville-lafleche.fr/actualites/event-2105-11-novembre.html
On constatera que se souvenir est, semble-t-il une nécessité puisque toutes les générations sont mises à contribution : jeunes du Conseil municipal enfants ; élèves du Prytanée (lycée, classes prépa) ; autorités civiles, militaires, religieuses ; Anciens combattants et Associations patriotiques ; public.
► Lien Wikipedia http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&cad=rja&uact=8&ved=0CCsQFjAB&url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FPremi%25C3%25A8re_Guerre_mondiale&ei=0LpsVIOWEoHlOJCygDg&usg=AFQjCNEt8RIdnWfZJhp9zKRjmxNroBr0bA&bvm=bv.80120444,d.ZWU

jeannot88

L'auteur jeannot88 est l'auteur de cette photo de Les Voivres (Vosges) publiée dans la catégorie Vie locale.

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