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Les Chapelles-Bourbon
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N° 10 Le château du Ménillet et les Bourbons d’Orléans

26 mars 2021 Par Mesnil-Forterest Réagir
1762 LOUIS CHARLES DE BOURBON PETIT FILS DE LOUIS XIV
Louis-Charles de Bourbon
Titre
Louis-Auguste II de Bourbon Souverain de Dombes
1er octobre 1755 – 28 mars 1762
(6 ans, 5 mois et 27 jours)
Prédécesseur Louis-Auguste II de Bourbon
Successeur Fin de la souveraineté
Biographie
Titulature Comte d'Eu
Duc d'Aumale
Comte de Dreux
Baron d'Ivry
Prince d'Anet
Dynastie Maison de Bourbon
Autres fonctions Colonel général des Cent-Suisses et Grisons
Nom de naissance Louis Charles de Bourbon
Naissance 15 octobre 1701
Château de Sceaux (France)
Décès 13 juillet 1775 (à 73 ans)
Château de Sceaux (France)
Père Louis-Auguste de Bourbon
Mère Louise-Bénédicte de Bourbon
Louis-Charles de Bourbon, comte d'Eu, est un prince français né le 15 octobre 1701 né au château de Sceaux et mort le 13 juillet 1775 au même endroit. Il est duc d'Aumale en 1736, duc de Gisors en 1762, comte de Dreux, prince d'Anet et baron de Sceaux. Il est également le dernier prince souverain de Dombes de 1755 à 1762, date à laquelle la souveraineté est annexée à la France.
Il est le cinquième des sept enfants du duc du Maine, bâtard légitimé de Louis XIV et de son épouse Louise-Bénédicte de Bourbon. À la mort de son père en 1736, il prend les titres de duc d'Aumale et comte d'Eu. Il hérite également de la charge de grand maître de l'artillerie de France, dont il sera le dernier titulaire.
En 1712, son aïeul, Louis XIV, le fait gouverneur de Guyenne. En 1728, il est fait par Louis XV chevalier des ordres du Roi et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis.
Officier, il est promu maréchal de camp en 1734, puis lieutenant-général en 1735. Il sert au siège de Kehl en 1733, puis est empbataille de Dettingenloyé à l'armée du Rhin. Il est blessé à la bataille de Dettingen en 1743. Toujours employé à l'armée du Rhin, il sert au siège de Fribourg en 1744, puis en 1745 au siège de Tournai et à la bataille de Fontenoy, à Raucoux et à Lawfeld
Les armoiries de Louis-Charles de Bourbon sur un canon aux Invalides. Les canons gravés indiquent sa qualité de grand maître de l'artillerie de France
En 1755, au décès de son frère aîné Louis-Auguste II de Bourbon, il lui succède comme souverain de Dombes, colonel général des Cent-Suisses et Grisons et gouverneur du Languedoc. Il hérite aussi de ses propriétés, notamment le château d'Eu et le château d'Anet où il fait de fréquents séjours et où il s'adonne à sa passion pour la chasse. Même âgé, il continue à la suivre dans une petite voiture à roulettes.
Le 28 mars 1762, il échange avec Louis XV la souveraineté des Dombes contre le duché de Gisors et les terres de Gretz-Armainvilliers de Pontcarré, des châteaux de Champrose et du Menillet proche de Tournan, Il abandonne également sa charge de colonel général.
Apprécié du peuple pour sa générosité, il cède la plupart de ses propriétés – le duché d'Aumale, le comté d'Eu, la principauté d'Anet notamment – à Louis XV en 1773 pour la somme de 12 millions de livres. Mais la transaction qui n'avait pas été terminée lorsque le roi meurt, est annulée par Louis XVI. Demeuré célibataire et sans enfant, il meurt en 1775 à Sceaux, où il résidait le plus souvent à la fin de sa vie, et son cousin le duc de Penthièvre hérite de tous ses biens, le Ménillet fera partie de cet incroyable héritage.
Il est inhumé dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Sceaux.
1775 LOUIS-JEAN-MARIE DE BOURBON DUC DE PENTHIÈVRE
Louis-Jean-Marie de Bourbon
Portrait de Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre.
Biographie
Titulature Duc de Penthièvre
Duc de Rambouillet
Duc de Gisors
Duc de Châteauvillain
Duc d'Arc-en-Barrois
Duc d'Amboise
Comte de Dreux
Dynastie Maison de Bourbon
Distinctions Chevalier de l'Ordre de la Toison d'or
Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Gouverneur de Bretagne
Grand Veneur de France
Naissance 16 novembre 1725
château de Rambouillet
Décès 4 mars 1793 (à 67 ans)
Château de Bizy à Vernon(Eure)
Père Louis Alexandre de Bourbon
Mère Marie-Victoire de Noailles
Conjoint Marie-Thérèse-Félicité d'Este-Modène
Enfants Louis-Alexandre
Louise-Marie-Adélaïde
Religion Catholicisme
Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, d'Aumale (1775), de Rambouillet (1737), de Gisors, de Châteauvillain, d'Arc-en-Barrois, d'Amboise, comte d'Eu et seigneur du duché de Carignan, amiral et grand veneur de France, est un membre de la famille royale de France, né au château de Rambouillet le 16 novembre 1725 et mort au château de Bizy à Vernon (Eure) le 4 mars 1793.
Portrait du jeune Louis Jean Marie de Bourbon, alors duc de Châteauvillain, par Louis-Michel van Loo (Versailles).
Petit-fils de Louis XIV de France, fils unique de Louis-Alexandre de Bourbon (1678-1737), prince légitimé, comte de Toulouse, et de la duchesse Marie-Victoire de Noailles, Louis-Jean-Marie de Bourbon est nommé amiral de France en survivance le 1er décembre 1734 et gouverneur et lieutenant général de Bretagne en survivance le 31 décembre 1736.
Il perd son père à l'âge de 12 ans ; la comtesse de Toulouse, femme avisée, sait conserver la faveur du roi, son petit-neveu par alliance, en protégeant ses amours adultérines et les charges de son défunt mari sont transmises à son fils. Bien qu'encore mineur, le jeune duc de Penthièvre succède à son père dans ses charges civiles et militaires (décembre 1737), à savoir amiral de France, gouverneur de Bretagne et grand veneur de France sous le tutorat de l'intelligente comtesse de Toulouse. Il est fait chevalier de l'Ordre de la Toison d'or le 27 janvier 1740 puis chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 1er janvier 1742. Nommé maréchal de camp le 2 juillet 1743 puis lieutenant général des armées du Roi le 2 mai 1744.
Il combat sous les ordres de son oncle Adrien Maurice de Noailles à Dettingen (1743), Fontenoy(1745) et Raucoux (1746).
La comtesse de Toulouse qui sait l'importance de se concilier les membres des autres branches de la maison de France, cherche à marier son fils avec une princesse du sang et jette son dévolu sur Louise-Henriette de Bourbon, mais la mère de la princesse, la princesse douairière de Conti, dédaignant une alliance avec une branche bâtarde, accorde sa préférence au duc de Chartres Louis Philippe d'Orléans (1725-1785). Cependant l'avisée comtesse de Toulouse et le très pieux duc de Penthièvre n'eurent pas lieu de s'en plaindre : le mariage sera malheureux, la duchesse de Chartres cumula les frasques et les amants au point que la cour douta de la légitimité de ses enfants.
La comtesse de Toulouse se tourne alors vers une princesse de rang moindre mais dont le père est un souverain et la mère une Orléans, Marie-Thérèse de Modène. Le mariage a lieu en présence du roi, des membres de la famille royale et de la cour à Versailles en 1744.
Le mariage de ce prince très pieux avec une princesse très pieuse se transformera très vite en mariage d'inclination et le couple, à l'instar de celui que formera le dauphin Louis et la dauphine, eux aussi très pieux, fut harmonieux.
Le mariage du duc et de la duchesse de Penthièvre sera prolifique bien que seuls un fils et une fille survivent à l'enfance. Les effets de la consanguinité étaient ignorés.
Cependant, usée par les maternités, la duchesse de Penthièvre meurt prématurément après dix ans de mariage. Le duc lui restera fidèle et ne se remariera pas.
Autant le duc est sage et chaste autant son fils sera un débauché. Pour le ramener à la raison, son père le marie à Nangis en 1767 à Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, une cousine et nièce du roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne. Cependant le jeune homme retourne à ses passions et meurt l'année suivante d'une maladie vénérienne à l'âge de 20 ans non sans avoir auparavant contaminé sa femme.
Portrait du duc de Penthièvre à la bataille de Fontenoy (Huile sur toilepar Jean-Marc Nattier)
Seule héritière du plus riche prince du royaume, la fille du duc, "Mademoiselle de Penthièvre" attire les coureurs de dot et le duc d'Orléans, prince du sang, qui ne dédaigne pas de se mésallier avec une branche légitimée mais richissime, propose son fils, le duc de Chartres. Pour le duc de Penthièvre, cette alliance avec un prince du sang est flatteuse mais le mariage ne sera pas heureux. Devenu duc d'Orléans en 1785, l'ambitieux et mesquin prince du sang proposera en vain de racheter à son beau-père ses charges militaires ante mortem. Le couple Orléans se séparera en 1790. Quant à la belle-fille du duc, veuve de 19 ans, ses qualités de cœur lui valent l'amitié de la nouvelle dauphine puis reine Marie-Antoinette d'Autriche.
Très affecté par la mort de sa femme et de ses enfants, par celle de sa mère en 1766, de son seul fils survivant en 1768, par les déboires conjugaux de sa fille, les dernières années de la vie du duc de Penthièvre sont ternies par les excès révolutionnaires : le 10 août 1792, une énième émeute contraint la famille royale à demander la protection de l'Assemblée nationale. Celle-ci en profite pour destituer le roi et incarcérer ses proches dont la princesse de Lamballe, belle-fille du duc de Penthièvre. Début septembre, des émeutiers instaurent des tribunaux d'exception dans les prisons et massacrent notamment les religieux réfractaires et les nobles. Amie intime de la reine, la princesse de Lamballe fait partie des victimes. Elle est atrocement massacrée (voire dévorée) et sa tête est portée en triomphe sur une pique dans les rues de Paris notamment sous la fenêtre de la Reine.
Marie-Thérèse-Félicité d'Este, princesse de Modène, duchesse de Penthièvre.
La république est proclamée quelques jours plus tard. Le roi est présenté devant la Convention en décembre et condamné à mort. Le duc d'Orléans, gendre du duc de Penthièvre, qui se fait appeler Philippe Égalité (sa femme est la "citoyenne Égalité"), dévoré d'ambition, était considéré comme le plus puissant opposant à la politique royale et à la reine. Apeuré par la révolution, il n'en vote pas moins la mort de son cousin et souverain. Le roi est exécuté le 21 janvier 1793.
Le duc de Penthièvre, vieillissant, mène une vie retirée, mélancolique, absorbé par la dévotion et la charité. Sa principale passion est sa collection de montres, qu'il aime régler et réparer lui-même.
Bon et doux, il jouit d'une certaine popularité et conserve le respect des populations jusqu'à sa mort, arrivée paisiblement en son château de Bizy, en Normandie à l'âge de 68 ans le 4 mars 1793. Son corps est enterré clandestinement dans la chapelle des Orléans à Dreux
Quelques semaines plus tard son gendre, ses enfants et sa sœur sont incarcérés ; le ci-devant duc d'Orléans sera exécuté le 6 novembre. Les révolutionnaires profanèrent les tombes le 29 novembre 1793, huit mois après sa mort, et les corps sont jetés dans une fosse commune.
Il faudra attendre 1816 pour reconstruire la chapelle des Orléans, où ses restes seront transférés.
La fortune du duc de Penthièvre
Le duc de Penthièvre recueille l'énorme patrimoine foncier des enfants du duc du Maine, le prince des Dombes (mort en 1755) et le comte d'Eu (mort en 1775), comprenant les châteaux de Sceaux, d'Anet, d'Aumale, d'Eu, de Dreux et de Gisors, de Champrose et la très vieille Seigneurie du Ménillet, On n’est donc pas surpris de voir dans les comptes du Prieuré de Sainte Catherine de la Culture pour l’année 1790 que le Duc de Penthièvre à payé 7 livres 10 sol de rente pour « un héritage au Mesnil Mésnillet » qui fait partie de la manse prieurale. Cet héritage c’est la ferme du Ménillet, c’est tout le domaine du Ménillet. (Sources Archives Nationale)
D'après l'ouvrage La Fortune disparue du roi Louis-Philippe de Jacques Bernot et Jean-Pierre Thomas, ses revenus annuels étaient évalués à 6 millions de livres, ce qui faisait de lui l'un des hommes les plus riches d'Europe.
Il passait beaucoup de temps au château de Rambouillet, où il était né et dont il fit embellir les jardins en les mettant à la mode du temps.
En décembre 1783, il doit le céder à Louis XVI, qui voulait un vaste domaine de chasse dans la forêt des Yvelines et trouvait son château de Saint-Hubert trop exigu.
En quittant le domaine où il était né et qu'il avait tant aimé, le duc de Penthièvre emporte les neuf cercueils de son père, de sa mère, de sa femme et de ses six enfants, qu'il fait déposer dans sa propriété de Dreux. C'est l'origine de la chapelle royale de Dreux, nécropole familiale des Orléans.
En contrepartie, il rachète à la duchesse de Choiseul le magnifique château de Chanteloup, près d'Amboise et le Roi contraint le banquier Jean-Joseph de Laborde à lui céder, en 1784, son splendide château de La Ferté-Vidame. Ces deux domaines seront saisis comme biens nationaux à sa mort en 1793.
Le duc possédait en outre les châteaux de Blois, d'Amboise et de Châteauneuf-sur-Loire, ainsi que l'Hôtel de Toulouse, à Paris, aujourd'hui siège de la Banque de France. Il séjournait aussi, à Passy, près de Paris, au château de Boulainvilliers.
1838/1847 S.A.R. ADÉLAÏDE D’ORLÉANS PRINCESSE DE SANG.
Titulature Princesse d’Orléans
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance Eugène Adélaïde Louise d’Orléans
Naissance 23 août 1777
Palais-Royal, Paris
Royaume de France
Décès 31 décembre 1847 (à 70 ans)
Palais des Tuileries, Paris
Royaume de France
Sépulture Chapelle royale de Dreux
Père Louis-Philippe II, duc d’Orléans
Mère Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon
Résidence Palais-Royal (Paris)
Religion Catholicisme romain
La princesse Eugène (ou Eugénie) Adélaïde Louise d’Orléans, dite Madame Adélaïde, d’abord titrée Mademoiselle de Chartres à sa naissance le 23 août 1777 à Paris, morte le 31 décembre 1847 à Paris, est la fille du duc Louis-Philippe II d’Orléans, et de son épouse la duchesse, née Marie-Adélaïde de Bourbon. Membre de la maison capétienne d’Orléans, la princesse est la sœur cadette du roi des Français Louis-Philippe Ier, ce qui fait d’elle un personnage-clé de la Restauration et de la monarchie de Juillet.
Eugène Adélaïde Louise d'Orléans[1] est née au Palais-Royal à Paris le 23 août 1777 et elle est ondoyée le même jour, en même temps que sa sœur jumelle Mademoiselle d'Orléans (morte en 1782), par Jean-Baptiste Talon, aumônier du duc d'Orléans, en présence de Jean-Jacques Poupart, curé de l'église Saint-Eustache à Paris[2].
Le 19 avril 1789, Adélaïde d'Orléans est baptisée dans la chapelle royale du château de Versailles par Louis-Joseph de Montmorency-Laval, grand aumônier de France, en présence d'Aphrodise Jacob, curé de l'église Notre-Dame de Versailles : comme pour ses frères Louis-Philippe et Antoine, son parrain est le roi Louis XVI et sa marraine est la reine Marie-Antoinette[3].
Eugène Adélaïde Louise d'Orléans est élevée avec son frère par Madame de Genlis[4] dans des idées philosophiques et apprend également à jouer de la harpe avec elle[5].
Adélaïde d'Orléans n'émigre que lorsqu'elle y est forcée. Âgée de 17 ans, son père ayant été guillotiné, sa mère et ses frères incarcérés, elle se réfugie en Suisse auprès de sa grand-tante, la princesse de Conti mais ces survivants de la famille royale doivent bientôt fuir devant les troupes françaises et se réfugier à Landshut en Bavière puis à Presbourgdans les États de l'empereur. En 1801, Adélaïde rejoint sa mère à Barcelone.
Lors de la Restauration, elle contribue à rallier autour de son frère les hommes les plus distingués du parti libéral, et, en 1830, à le décider d'accepter la couronne.
Femme de tête, elle exerce un grand ascendant sur l'esprit de Louis-Philippe : on la surnomme son « égérie ». Victor Hugo rapporte : « Presque tous les matins, le roi avait une longue causerie, la plupart du temps politique, avec Mme Adélaïde. Il la consultait sur tout et ne faisait rien de très grave contre son avis. »[6]
« Se doutait-il de ce qui allait lui manquer quand, au début de la funeste année 1848, il accompagnait le corps d'Adélaïde, la plus sûre conseillère, l'amie la plus écoutée ? »[7]
Adélaïde d'Orléans meurt au palais des Tuileries à Paris le 31 décembre 1847. Elle laisse une grande fortune, dont les domaines auvergnat de Randan (8 000 hectares), du château du Ménillet proche de Tournan qu’elle héritera de son grand-père le Duc de Penthièvre, Adélaïde étant morte célibataire et sans enfants, les domaines de Randan et du Ménillet reviennent à un de ses neveux, le plus jeune fils du roi Louis-Philippe, Antoine d'Orléans duc de Montpensier. À sa mort, sa fille aînée Marie-Isabelle d'Orléans-Montpensier-Espagne hérite du domaine de Randan ; épouse du premier comte de Paris Philippe d'Orléans, son cousin germain, elle entreprend de redonner au domaine son lustre et y apporte des aménagements et du confort moderne (électricité en 1909 et eau courante en 1912).
1847/1863 ANTOINE D’ORLÉANS DUC DE MONTPENSIER PRINCE DE SANG ⚜️⚜️⚜️
Duc de Montpensier hérite du Ménillet de sa tante Adélaïde.
aristocrate français
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Antoine d’Orléans
Portrait d'Antoine d'Orléans, duc de Galliera
Biographie
Titulature prince du sang
duc de Montpensier
infant d'Espagne
duc de Galliera
Dynastie. maison d'Orléans
maison d'Orléans-Galliera(fondateur)
Nom de naissance. Antoine Marie Philippe Louis d’Orléans
Naissance 31 juillet 1824
Neuilly-sur-Seine (France)
Décès 5 février 1890 (à 65 ans)
Sanlúcar de Barrameda(Espagne)
Sépulture Panthéon des Infants du monastère de L’Escurial
Père Louis-Philippe Ier, roi de France
Mère Marie-Amélie de Naples et de Sicile
Conjoint Luisa Fernanda de Borbón
Enfants Marie-Isabelle
Marie-Amélie
Marie-Christine
María de la Regla
Ferdinand-Marie
María de las Mercedes
Philippe-Raymond
Antoine
Louis-Marie
Religion catholicisme romain
Antoine Marie Philippe Louis d’Orléans, duc de Montpensier, devenu don Antonio de Orleans, infant d'Espagne par son mariage, duc de Galliera après la renonciation de la duchesse Maria de Brignole-Sale, est né le 31 juillet 1824 à Neuilly-sur-Seine, en France, décédé le 5 février 1890, à Sanlúcar de Barrameda, en Espagne, est un prince franco-espagnol et un fils du roi des Français Louis-Philippe Ier et de son épouse Marie-Amélie de Bourbon-Siciles.
Membre de la maison capétienne d’Orléans, il est le fondateur de la branche d'Orléans-Bourbon, appelée par la suite d'Orléans-Galliera.
Marie-Amélie, reine des Français, et ses deux fils cadets, par Louis Hersent, 1835.
Le prince Antoine est le dernier enfant du roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850) et de son épouse Marie-Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles.
Le 10 octobre 1846, le duc de Montpensier épouse l’infante espagnole Louise-Fernande de Bourbon (1832-1897), fille du roi Ferdinand VII d’Espagne (1784-1833) et de sa quatrième épouse Marie-Christine de Bourbon, princesse des Deux-Siciles.
Il s’agit là d’un mariage prestigieux car la princesse Louise-Fernande est alors l’héritière présomptive de sa sœur, la jeune reine Isabelle II d’Espagne (1830-1904), elle-même mariée à un prince réputé impuissant.
Le couple a neuf enfants mais seulement six d’entre eux atteignent l’âge adulte :
Marie-Isabelle d’Orléans (1848-1919), qui épouse son cousin germain Philippe d’Orléans (1838-1894), comte de Paris et prétendant au trône de France sous le nom de Philippe VII.
Marie-Amélie d’Orléans (1851-1870).
Marie-Christine d’Orléans (1852-1879) qui se fiance au roi Alphonse XII d’Espagne après la mort de sa jeune sœur Mercedes mais qui meurt avant la célébration des noces.
Marie de la Regla d’Orléans (1856-1861).
Ferdinand d’Orléans (1859-1873).
Marie de las Mercedes d’Orléans (1860-1878) qui épouse son cousin germain le roi Alphonse XII d’Espagne mais meurt avant d’avoir donné au roi un enfant.
Philippe-Raymond- Marie d’Orléans (1862-1864).
Antoine d’Orléans (1866-1930), infant d’Espagne et duc de Galliera (en Italie), qui s’unit à sa cousine germaine l’infante Marie-Eulalie d’Espagne (1864-1958), fille de la reine Isabelle II. Volage et dépensier, le duc de Galliera a notamment pour maîtresse Marie-Louise Le Manac'h.
Louis-Marie-Philippe-Antoine d’Orléans (1867-1874).
Premières années
Le duc de Montpensier. 1844. Franz Xaver Winterhalter.
Son père Louis-Philippe est proclamé roi des Français.
En 1842, il est fait lieutenant du 3e régiment d’artillerie et, le 17 novembre 1843, il est élevé au grade de capitaine du 7e régiment d’infanterie, à la tête de la 7e batterie.
En 1844, il combat en Algérie et se distingue à Biskra, ce qui lui vaut d’être fait chevalier de la Légion d'honneur par son père (24 juin 1844). Il est ensuite nommé chef d’escadron le 8 août 1844 et lieutenant-colonel le 22 mars 1845. Il se distingue encore au combat contre les Kabyles.
En 1845, il entreprend un voyage au Proche-Orient, en Grèce, en Turquie et en Égypte, avec son secrétaire et ami Antoine de La Tour.
Pendant ce temps, la France et le Royaume-Uninégocient un traité d’État concernant le mariage des deux héritières du roi Ferdinand VII d’Espagne: l’infante Louise-Ferdinande est promise au duc de Montpensier tandis que sa sœur aînée, la reine Isabelle II, doit épouser son cousin germain l’infant d’Espagne François d’Assise de Bourbon.
Le 13 août 1846, le duc de Montpensier est élevé au grade de colonel et son père le nomme maréchal de camp et commandant d’artillerie à Vincennes le 11 septembre 1846.
Le 10 octobre de la même année est célébré le mariage d’Antoine et de Louise-Fernande : le fiancé est alors âgé de 22 ans et sa femme de 14. Le même jour, la reine Isabelle épouse don François d'Assise.
Le duc de Montpensier en habit de l'ordre de Calatrava.
En Espagne
Armoiries d'alliance d'Antoine et sa femme.
En février 1848 éclate en France une révolution qui renverse Louis-Philippe Ier. Le duc de Montpensier se trouve alors auprès de son père mais, effrayé par les événements, il ne fait rien pour le pousser à résister. Il presse au contraire le roi à abdiquer et pousse sa famille à l’exil. Alors que la famille royale fuit les Tuileries prises d’assaut par la foule, le duc de Montpensier oublie sa jeune épouse de 16 ans qui n’échappe à la multitude que grâce à l’intervention d’un député.
Après avoir gagné l’Angleterre avec le reste de la famille royale, Antoine d’Orléans décide de partir en Espagne avec sa femme. Le couple s’installe d’abord à Séville, au palais de San Telmo, puis à Sanlúcar de Barrameda, au Palais d’Orléans.
Le 5 août 1858, le duc de Montpensier est nommé par sa belle-sœur la reine Isabelle II d'Espagne grand commandeur d'Aragon de l'ordre de Calatrava et capitaine-général de l'armée espagnole. Promu au rang d'infant d'Espagne par la reine le 10 octobre 1859, il est cependant banni quelque temps après par sa belle-sœur du fait de son tempérament comploteur.
Le 7 juillet 1868 commence la révolution espagnole du général Juan Prim y Prats. Parmi les principaux financeurs de cet événement qui finit par renverser la reine Isabelle se trouve le duc de Montpensier, son beau-frère. Malgré cela, le prince ne devient ni prince-consort ni régent car le nouveau gouvernement de Gonzalez Bravo demande au duc de Montpensier et à sa famille de quitter l’Espagne. Le prince s’exécute le 16 juillet 1868 et s’installe pour un an au Portugal.
Duel entre le duc de Montpensier et le duc de Séville (1870).
Portrait du duc de Montpensier.
Le 13 avril 1870, Antoine de Montpensier, qui est alors candidat à la succession de sa belle-sœur sur le trône espagnol, est condamné, par un conseil de guerre, à un mois d’exil hors de Madrid et à une amende de 30 000 francs pour avoir tué en duel, le 12 mars, l’infant Henri de Bourbon, duc de Séville et beau-frère de la reine Isabelle, qui avait publié contre lui un pamphlet injurieux dans le journal La Epoca.
Quelques mois plus tard (le 16 novembre 1870), à la recherche d’un roi, les Cortes élisent, par 191 voix sur 307, le prince Amédée de Savoie, duc d'Aoste (1845-1890), qui devient alors Amédée Ier d'Espagne. Les autres candidats à l’élection arrivent bien derrière lui : le duc de Montpensier obtient 27 votes, le général Espartero 8 et l'infant Alphonse, fils d’Isabelle, âgé de 13 ans et futur Alphonse XII, seulement 2. La république obtient quant à elle le soutien de 60 députés tandis que 19 autres votent blanc à l’élection.
Peu de temps après, le prince Antoine est banni dans une forteresse militaire de Minorque pour avoir refusé de prêter serment de fidélité à Amédée Ier, comme son grade de capitaine général le lui demande. Plus tard, le prince est exclu de l’armée et perd son grade militaire.
Dernières années Modifier
Le duc de Montpensier et de Galliera avec sa famille au mariage de sa fille Mercedes d'Orléansavec le roi Alphonse XII d'Espagne.
Amédée Ier abdique en 1873 et la couronne est confiée au fils d'Isabelle II, Alphonse XII.
En 1875, un an après l'avènement de son neveu Alphonse XII au trône d’Espagne, le duc de Montpensier obtient l’autorisation de rentrer dans son pays d’adoption. En effet, le jeune roi est amoureux d'une de ses cousines, fille d'Antoine. En 1878, la réconciliation de sa famille avec celle d’Isabelle II est totale puisqu’une des filles d’Antoine, la princesse Mercedes d’Orléans, épouse Alphonse XII. Cependant, la jeune reine meurt peu après ses noces et Alphonse XII se fiance à une autre fille du duc de Montpensier, l'infante Marie-Christine, mais la jeune fille meurt avant les noces et le roi se remarie avec une archiduchesse d'Autriche.
Le Duc de Montpensier s’éteint finalement d’une apoplexie cérébrale le 5 février 1890[1], à l’âge de 65 ans. Son épouse l’infante Louise-Fernande lui survit jusqu’en 1897.
Après 101 ans chez les Bourbon d’Orléans le Domaine du Ménillet sera vendu par le Duc de Montpensier le 04 avril 1863 à MM Dupuis et Godefroy...
Sources et photos internet
Recherches Propriétaire @JLT
Photos du Ménillet propriétaire @JLT
Mesnil-Forterest

L'auteur Mesnil-Forterest est l'auteur de ce message sur Les Chapelles-Bourbon (Seine-et-Marne) publié le vendredi 26 mars 2021 à 13h23.

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