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Les Chapelles-Bourbon
Actualité / Message

N°14 ÉVOLUTION ARCHITECTURALE ET TOPOGRAPHIQUE DU MÉNILLET

09 sept. 2021 Par Mesnil-Forterest Réagir
Évolution architecturale et topographique de la Seigneurie du Ménillet à partir des archives nationales.
L’évolution du bâti, les résidences seigneuriales et le nom de Ménillet.
De tout ce qui précède il est possible d’extraire ce qui concerne plus particulièrement cette évolution. Les archives commençant en 1367, on préférera ne pas faire d’hypothèses sur ce qu’il y avait avant. Mais il est bien évident que ce qu’on va pointer en 1367 n’est pas apparu cette année-là....
Il y a des fossés en eau (douves) pour commencer. Puis, à l’intérieur, un bâtiment qu’on appelle hostel, ce petit château fort avait son pont levis, on suppose qu’il était clos d’une muraille, Il y a des bergeries à l’extérieur des fossés (douves), du côté de la porte fortifiée. Dépendant de l’hostel, il y a un hameau de 4 maison appelé le petit Mesnil, qui est le véritable lieu d’hébergement des visiteurs et dont on ne connaît malheureusement pas la localisation.
L’actuel propriétaire (@JLT) a retrouvé l’emplacement exact du petit Mesnil sur les informations des anciens gardes et la trace de gravats sûr site, il est évident que la nature avec le temps reprend sa place...
10 ans plus tard apparaissent dans les archives des granges. Elles devraient donc avoir été construites récemment ; par contre, le jardin et La Chapelle - cités -existaient avant 1367 (La Chapelle est dans l’hostel). Les bergeries sont toujours là mais il y a eu d’autres édifices bâtis dans ces 10 dernières années.
Entre 1377 et 1455 il est fort probable que les moines de Sainte Catherine soient intervenus pour des réparations et aussi par des constructions. Si, en 1627 des étables, une tour, un pavillon, un colombier apparaissent dans les textes, et qu’il ne reste qu’une grange au lieu de plusieurs, c’est que tout cela a été construit après 1377 (ou détruit pour les granges concernées). Et si les religieux sont, comme on le pense, intervenus avant de {vendre} la Seigneurie, alors ces éléments dateraient de cette période 1377-1455.
La tour et peut-être même le pavillon, sont des éléments défensifs qui s’expliqueraient alors par la Guerre de cent ans qui fait rage au long de toute cette période. Il n’y a guère que les étables qui pouvaient être ces autres édifices cités en 1377.
La même année 1627 marque aussi la mention de basse cour dans laquelle il y a un pressoir à cidre et un jardin à l’extérieur des douves.
En 1710, le pressoir possède une grange attenante. L’étable a disparu mais il y a une écurie. Il y a toujours une bergerie à l’extérieur mais une autre aussi dans l’enclos des douves. Enfin, toujours à l’intérieur des douves, est apparu un corps de ferme avec une vacherie, une laiterie, une chambre à fromages et une chambre probablement à gibier le tout solidaire du corps de ferme.
Qu’est-ce qui a disparu de tout cela en 1786 ?
Une bonne partie de la muraille, on ne sait quand. On suppose qu’elle devait faire la jonction entre chaque tour de défense dans chaque angle, les tours devaient êtres au nombre de cinq, les deux existantes de la porte principale, la muraille réapparaît partiellement quand le propriétaire (@JLT) entreprend le récurage arrière des douves sud et ouest en 2003, les fondations d’une 3ème tour à été découverte avec encore une seconde partie de la muraille.elles avaient quasiment disparues par un envasement de 99% où la végétation avait envahie l’espace depuis des siècles.
Les bergeries à l’extérieur des douves.
Le petit Mesnil aussi. Pour ces deux derniers on ne sait pas non plus quand, mais il est utile de préciser deux choses: Le petit Mesnil a dû disparaître à la fin du 15ème siècle ou au début du 16ème (le glissement du nom de Mesnil Forterin et Ménillet vers Mesnil-Mésnillet se produit à ce moment-là) ;les bergeries ont très bien pu, de leur côté être transformées en pressoir à cidre avec grange attenante ; pressoir à cidre et grange qui n’existent plus en 1786. (Le petit point noir qui apparaît sur le plan de 1786 n’est pas le pressoir à cidre, comme l’indique Nicolas Rubisiak dans son travail de recherches, mais bien le puit qui se trouve toujours à cet emplacement de nos jours, il se trouve être alimenté par une nappe de surface, profondeur 10 mètres, qualité de l’eau bonne à la consommation, claire, fraîche et sans bactérie. (Confirmation du propriétaire. @JLT)
Le colombier a manifestement aussi disparu. Tout comme, semble-t-il, la bergerie et l’écurie a l’intérieur de l’enclos.
En 1824, date du plan cadastral napoléonien, ce sont les restes de la muraille, tours, corps de ferme, et tout bâtiment à l’extérieur des fossés (douves), s’il en était subsisté, qui seront détruits.
Œuvre de la révolution ?
Des premières années du 19ème siècle ? On ne sait ?
Après l’intervention des pelles mécaniques en 2003 nous sommes sûr que les douves arrière sud/ouest n’ont jamais fait l’opération d’un récurage, d’où cette profondeur exceptionnelle de 6,50 mètres au point bas.
Les objets trouvés lors du récurage des douves sud et ouest.
Pieux de défense
Dès à coudre en bronze
Énormément de verrerie (taisons de bouteilles et vaisselles cassées) aucun étain même contrefait pour échappé aux taxes
1 fusil Mauser fossilisé
Têtes de sanglier et chevreuil fossilisés
1 Liard en cuivre à l’effigie de Louis XIV.
Le Liard monnaie du royaume de France.
Dans la seconde moitié du xve siècle, sous le règne de Louis XI, cette pièce de monnaie commence à être frappée dans d'autres parties du royaume ainsi que par ses vassaux. Charles VIII en poursuit le monnayage, puis sous François Ier, la pièce change de motif : au lieu d'un dauphin, apparaît le monogramme « F ».
Au début du règne de Louis XIV, le liard apparaît pour la première fois en 1649 en cuivre, également pour une valeur 3 deniers (ou 1/4 de sou) et son nom devient « Liard de France ». En 1658, sa valeur est réduite officiellement à deux deniers, cette pièce devenant la plus petite dénomination du système monétaire du royaume, la valeur supérieure étant le double tournois ou pièce de 4 deniers, également en cuivre. Les dernières frappes remontent à 1792, mais cette pièce reste en usage jusqu'en 1856 pour pallier l'absence de petite monnaie : en 1803, elle équivaut à 2 centimes de franc germinal.
Quels propriétaires ont résidé au Ménillet ?
C’était leur résidence principal :
Les Moines et Chanoines convers affectés là par le Prieuré Royal de Sainte Catherine du Val des Écoliers de Paris.
Philippe de Hopil
Bernard du Mesnil
Ont résidé occasionnellement :
Robert Bailledart (Chevalier)
Jean, Etienne, René et Christophe Bouchard
Claude le Lieur
Jean de Montigny
Louis André Boucheron
N’ont jamais résidé :
Ysabel de ville Sauvage
Les trois marchands drapiers
Jean Pellart
Nicolas Duboys et ses héritiers
Charles Bernard
Legendre d’Armigny
Jeanne Baptiste d’Albert de Luynes
Peirenc de Moras père et fils
Les Bourbons d’Orléans
Alexandre, Flor et Louis Singer
Les noms du Ménillet :
Jusqu’en 1367 il semble bien que le nom était {le Mesnil ou Mesnil Forterin}, alternativement.
On s’est mis à parler de Mésnillet - issu comme on l’a vu du petit Mesnil - qu’à partir du moment où le petit Mesnil à disparu, en tous cas à partir de la fin du 15ème siècle ou début du 16ème siècle.
On nommait alors la Seigneurie, Seigneurie du Mesnil Mésnillet ( à l’occasion : du Mesnil et Mésnillet).
A la fin du 16ème siècle apparaissent les premières mentions de Seigneurie ou Seigneur du Mésnillet, nom qui se généralisera.
Mais on continuera parfois à parler du Mésnillet. Depuis longtemps, alors, on ne parle plus de Mesnil Forterin.
Les noms de Mesnil Forterest ou Méniet ne sont jamais apparus dans aucune archive consultée. On ne conteste pas la possibilité que ce soit le cas dans des archives qui ont échappé à cette collecte mais ce ne pouvait être que des appellations marginales sans aucun doute.
Rectifions les erreurs qui sont sûrement un manque de connaissance, mais elles nous ont permis d’avoir un repère de départ et ça nous le reconnaissons sans l’ombre d’un doute.
Le château du Ménillet, xive siècle et xvie siècle, inscrit au titre des monuments historiques.
Le Ménillet (autrefois Méniet, FAUX) était une terre noble, VRAIS. Cette terre, appelée (Mesnil-Forteret, FAUX) dans les plus anciens titres, était avant 1378 un monastère, portant le nom de (Sainte-Catherine-des-Enfants, FAUX)
Le château du Ménillet présente les caractères d'une petite forteresse, VRAIS, les bâtiments étaient alors entourés de fossés remplis d'eau (Douves de défense) à l'instar des maisons seigneuriales du pays de Brie. Plusieurs familles vivaient dans le domaine, VRAIS sous la direction des moines et pour le compte du Prieuré Royal de Sainte Catherine du Val des Écoliers.
A retenir
Les abbayes sont des établissements religieux dirigés par des abbés
Les prieurés, d’un rang inférieur aux abbayes, sont des établissements religieux dirigés par des prieurs
Les monastères sont des établissements religieux rassemblant une communauté de moines ou de chanoines réguliers. Ils peuvent être abbaye ou prieuré.
Les couvents sont des établissements religieux, non monastiques. Dans les faits, le mot renvoie souvent aux demeures collectives des frères mendiants.
Qu’est-ce qu’un monastère ?
Un monastère est un établissement religieux rassemblant des moines et des moniales (ou religieuses) qui vivent en communauté, à l’écart du monde ou pas, sous l’autorité d’une règle spécifique, pour prier et travailler.
Le plus ancien monastère chrétien encore en activité est le monastère Sainte-Catherine (d’Alexendrie), édifié au VI siècle au pied du Mont Sinaï en Égypte. Pour la petite histoire, si certaines villes ont des noms qui s’approchent du latin monastérium comme Noirmoutier ou Moustier, c’est parce qu’elles étaient liées à un monastère.
125 parchemins qui consistent 25 dossiers concernant la Seigneurie du Ménillet sont conservés aux archives nationales à Paris et ça depuis 1367 à la révolution ce sont principalement des actes de ventes, dès aveux aux Rois, des comptes du Prieuré de Sainte Catherine
Un grand merci à Nicolas Rubisiak historien des châteaux qui à ce privilège de lire le vieux François (français) et qui a permis au Ménillet de retrouver sa véritable identité grâce à son incroyable travail de recherches aux archives nationales
Mesnil-Forterest

L'auteur Mesnil-Forterest est l'auteur de ce message sur Les Chapelles-Bourbon (Seine-et-Marne) publié le jeudi 09 septembre 2021 à 18h35.

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